Youssouf Savadogo : « Monsieur le Premier ministre, allez doucement et sagement dans vos propos »

Ceci est une tribune de Youssouf Savadogo adressée au Premier ministre.

Monsieur le Premier ministre,

J’ai suivi vos interventions ça et là avant votre nomination et après votre nomination.

Je loue votre courage et votre volonté de soutenir la vision du président Traoré, un homme très intelligent.

Un homme qui écoute les conseils et les met en pratique.

Cet homme sait ce qu’il fait et ce qu’il veut.

Il a su avoir l’aval du peuple burkinabè.

En vous choisissant, nous avons tous salué votre arrivée avec votre gouvernement. Nous vous croyons.

Nous ne doutons pas de votre détermination d’aider le Burkina Faso à sortir du bourbier.

Mais allez doucement et sagement dans vos propos.

 Ne confondez pas votre statut d’avocat  avec celui de Premier ministre. C’est sûr que le métier forme, déforme, informe et c’est à vous de choisir ce qui est judicieux. Vous avez une nouvelle casquette. Celle de Premier ministre.

La vérité peut se dire de plusieurs manières. Le ton compte.  Le contexte et les circonstances varient.

L’heure n’est pas propice pour défier le peuple burkinabè.  Multipliez les rencontres d’explication et de sensibilisation concernant notre vision commune : le combat.

Le président Ibrahim Traoré a déjà l’approbation du peuple.

 N’oubliez pas que c’est le même peuple qui a été la boussole pour que vous accédiez  à ce poste.

Nous, notre rôle c’est de multiplier les publications pour conscientiser, éclairer, apaiser, orienter avec notre petite expérience.

Je dis et je répète que c’est le peuple qui a fait échouer le plan funeste de  nos ennemis. C’est le peuple qui a influencé la CEDEAO dans sa position. Vu et considérant la position du peuple, la CEDEAO ne pouvait qu’abonder dans le même sens.

« Ils veulent vous apprécier dans l’action »

Nous vous soutenons dans la vérité. Si nous constatons une déviation, on vous le dira sans avoir froid aux yeux.

Car si vous échouez ce n’est pas aussi  à votre honneur. Et cela nous fera  régresser.

Un sage dit : il est préférable de remuer  sept fois sa langue  avant de parler.

Pour communiquer moins, répondez moins, écoutez beaucoup, travaillez beaucoup. Saann yaagda Biit ziindo a pa yaagd goamye.

L’étranger raffole de la sauce d’oseille, il évite les paroles.

Les Burkinabè vous ont découvert plus dans les débats télévisés. Ils veulent vous apprécier dans l’action.

Avec toutes nos considérations distinguées, monsieur le Premier ministre, Youssouf SAVADOGO vous demande de conjuguer le verbe manager avec votre peuple pour une transition réussie.    Je ne  doute pas de votre hauteur d’esprit pour analyser et prendre en compte les aspirations du peuple.

Nous vous aimons, nous prions pour vous, nous vous souhaitons la sagesse, seul gage sûr pour une sortie de crise.

Youssouf SAVADOGO

Ecrivain

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Un commentaire

  1. Voilà quelqu’un qui me gratte où ça me démange!
    J’ai eu des difficultés à expliquer à quelqu’un hier que le bras de fer qu’il veut engager avec les commerçants n’est pas de bonne augure. Ce dernier estime qu’il fallait simplement bastonner les opposants à l’installation du ministre. Si en réalité, ce ministre est réellement patriote et veut éviter le retro-pédalage à tout le peuple, il devra simplement proposer de se soustraire ou d’expliquer clairement que c’est une conspiration ourdie à des fins obscures. Ce même peuple sera son parapluie. Mais il ne sert à rien de multiplier les sorties des sections régionales, provinciales, … de la SYNACOMB pour le soutenir. Ce peuple sait très bien comment ces soutiens sont organisés. La VÉRITÉ à elle seule dépasse tous ces soutiens à la perle. Dites-là et restez serein, ou reconnaissez ce qu’on vous reproche avec humilité et retirez-vous tranquillement pour ne pas faire perdre ce que nous manquons de plus précieux actuellement; le TEMPS.

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