Burkina Faso : La seconde lettre de l’écrivain Youssouf Savadogo

Ceci est une tribune de l’écrivain Youssouf Savadogo avant les Assises Nationales du 14 au15 Octobre 2022, après celle publiée quelques jours plus tôt.

Lire aussi :Burkina Faso : Le message de l’écrivain burkinabè Youssouf Savadogo

Un tournant socio-politique décisif sera amorcé cette semaine. C’est la semaine de toutes les équations. Le rôle de l’écrivain c’est de sensibiliser, d’avertir, de prévenir ou encore d’informer.

En conséquence, pour mieux répondre à cette fonction, je suis l’évolution de la situation de mon pays avec attention et avec un œil très critique.

J’avais souligné dans mon précédent écrit :
N’oublions pas que c’est la voix d’une seule personne qui a fait sortir les populations dans les rues.

Et c’est encore la même voix qui a fait lever les blocus partout dans le pays. Au stade actuel, dans le contexte précis, l’âge n’est peut être critère déterminant de choix du président de la transition.

Ceux qui ont décidé de libérer le pays sont des leaders de haut rang. Ce ne sont pas des enfants comme certaines personnes le prétendent. Un  » enfant « qui va au front et obtient des victoires n’est plus un enfant.

Ce sont des responsables réfléchis, avisés qui savent ce qu’ils veulent.

Ne perdez pas de vue cette réalité inhérente. Je propose que le choix se porte sur les militaires à la tête de la transition.

À mes chères forces vives, je ne doute nullement de votre sagesse pour une décision qui soulagera et apaisera les cœurs.

L’ avenir de notre beau pays est dans vos mains les 14 et 15 Octobre 2022.

Nous observons, nous suivons de près, ça bouillonne, ça bouillonne, ça bouillonne ! Nous voyons venir, nous voulons éviter le désordre. Nous voulons la paix.

Et la paix dépend d’une décision sage.
Aidez-nous, considérez le choix du peuple. Et nous aurons la paix.

Les esprits s’échauffent, nous vivons la situation. Le climat est délétère.
Je suis très préoccupé de savoir que cette histoire d’âge revient dans les propos de certaines personnes.

Retenons que la population burkinabè est en majorité jeune.

Et que nous le voulions ou pas l’avenir du Faso dépend à 80 pour cent de la jeunesse.

Mon inquiétude est grande, et même très grande, je revis les dégâts de l’article 37 comme si c’était aujourd’hui.

Évitons de commettre les mêmes erreurs.
Un ultime message au président Traoré, je ne vous connais pas si ce n’est à la télévision et à la radio.

Prenez votre responsabilité, assumez-la car au regard de notre sondage le peuple attend beaucoup de vous.

La destinée du « Pays des Hommes intègres » se trouve dans les mains de Dieu, et c’est vous qui présidez. Avec le peuple c’est la victoire.

Dieu bénisse abondamment et richement notre chère patrie.

Youssouf SAVADOGO

Ecrivain

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