Elevage au Burkina Faso : Une enquête nationale réalisée sur le secteur

Le ministère des ressources animales et halieutiques a validé ce lundi 11 avril 2022, lors d’un atelier à Ouagadougou, un rapport d’enquête nationale sur le cheptel, dénommée ENC1.
Il s’agit d’une enquête qui a débuté en fin 2018-début 2019 et qui a coûté 1, 25 milliards de FCFA à l’Etat burkinabè, selon Issa Sawadogo, Directeur général des ressources animales. Elle avait pour objectif global d’évaluer et de caractériser le cheptel national pour une meilleure appréciation des dynamiques démographiques et des paramètres zootechniques. « L’enquête permet d’évaluer quelle quantité d’animaux nous avons », a laissé entendre Issa Sawadogo avant de préciser que l’enquête a montré que l’élevage burkinabè a produit au total 68 741 161 têtes d’animaux en 2019.
Le secteur de l’élevage contribue à hauteur de 14% à la valeur ajoutée du secteur primaire et représente plus de 4,1% du PIB (IAP, mai 2021). Il constitue ainsi une source de revenus pour les populations et occupe le 4ème rang dans les produits d’exportation et contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Les animaux c’est de l’argent et chaque année à partir de l’exploitation de ces animaux, le ministère de l’économie fait des évaluations pour voir quelle est la contribution de l’élevage à la production nationale de richesse. Et ce sont les données de ces enquêtes-là qui permettent de faire ces calculs », a poursuivi Issa Sawadogo.
« Les statistiques permettent de connaître l’état des lieux »
Dr Jean-Marie Batiébo, vétérinaire et participant à l’atelier, a salué l’initiative, qui selon lui, permet de faire l’état des lieux et des prévisions. « C’est un travail très important parce que les statistiques permettent de connaître l’état des lieux, les forces et faiblesses et ça permet aussi de planifier ce qu’il y a à venir. De telles enquêtes, pratiquement tous les dix ans, doivent être reproduites pour voir est-ce que la situation a évolué et dans quel sens », a-t-il soutenu.
Il faut noter que la toute première enquête nationale sur le cheptel remonte à 1989. Celle dont le rapport est présenté ce 11 avril 2022 est en réalité la 3e enquête du secteur mais considérée comme étant la première au regard de sa dénomination (ENC1), citée plus haut. Pour le moment, le document d’enquête reste provisoire car des suggestions et amendements doivent être intégrés avant son adoption définitive.
Elisé SOME
Faso7



