Adoption de la démarche qualité au Burkina Faso : L’ABMAQ forme cinq entreprises de la filière huile

Ce mardi 22 février 2022 à Ouagadougou, l’Association burkinabè pour le management de la qualité (ABMAQ) a tenu une réunion de cadrage et une session de formation initiale au profit de cinq entreprises bénéficiaires du projet d’appui à l’adoption de la démarche qualité. La formation  se déroule du 22 au 25 février et rentre dans le cadre du programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, volet Burkina Faso.

Dans le cadre du programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, volet Burkina Faso, l’Association burkinabè pour le management de la qualité (ABMAQ) forme cinq entreprises de la filière huile dans le cadre de l’adoption de la démarche qualité, du 22 au 25 février 2022.

Participent à cette session de renforcement de capacités, la Société SOUDRE Karim et Frères (SOSOUKAF), l’entreprise Adam’s Avenir, l’entreprise KPS Industrie, l’Etablissement Koudougou Ibrahim et Frère (AKIF) et la Raffinerie moderne de Burkina (RMB).

« Il y a un certain nombre d’exigences que ces entreprises doivent respecter » (Ousséini Ouédraogo)

Selon le Chef de projet du programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, Saydou Namanégué, l’objectif du projet est de renforcer la compétitivité de cette région du continent à travers l’amélioration du niveau de production, de transformation et d’exportation du secteur privé en cohérence avec les objectifs particuliers. “C’est la dernière cohorte. Nous sommes en train de faire la rencontre de cadrage ce matin pour accompagner cinq entreprises à rehausser leur niveau en matière de démarche qualité”, a-t-il rappelé.

S’attaquer aux processus et les simplifier

Le secrétaire permanent de l’ABMAQ, Ousséini Ouédraogo a laissé entendre que ce projet vise également à accompagner les entreprises bénéficiaires à implémenter la démarche qualité afin de garantir la qualité des produits et des services délivrés par ces unités de production et de transformation d’huile de coton. “Il est impératif d’asseoir une démarche système, une démarche qualité qui va permettre de s’assurer tout au long de la chaîne de production, que les produits qui sortent sont conformes. Certes, il y a un certain nombre d’exigences que ces entreprises doivent respecter, notamment les autorisations de mise des produits sur le marché, mais cela ne suffit pas pour garantir la qualité du produit”, a-t-il fait savoir.

A l’en croire, le projet va accompagner les bénéficiaires à travers des ateliers, du coaching ainsi que des formations et des sensibilisations sur la démarche qualité basée sur les 5S Kaizen et TQM et sur le processus de l’appui à l’adoption de la démarche qualité. Également comme bénéfice, selon Ousséini Ouédraogo, le projet va permettre à chacune des cinq entreprises de donner son avis sur sa disponibilité à s’engager dans la démarche qualité.

 “Il s’agit en fait d’accompagner ces unités industrielles afin qu’elles puissent asseoir un système basé sur les processus et un système qui va être basé sur l’organisation, notamment les 5S, qui sont un outil d’organisation du travail, et qui va permettre à ces entreprises de voir clairement les problèmes. Par la suite, nous allons faire le Kaizen qui n’est rien d’autre que comment apprendre à ces entreprises à résoudre des problèmes en éliminant les gaspillages. A la fin, nous allons nous attaquer aux processus et les simplifier de sorte à ce que in fine, l’entreprise soit plus compétitive”, a expliqué Ousséini Ouédraogo.

« Cette formation va nous permettre de montrer à quel point nous sommes aptes à faire la qualité de l’huile » (Mohamed Bonkoungou)

« Montrer à quel point nous sommes aptes »

Prenant la parole au nom des cinq entreprises bénéficiaires, le gestionnaire de l’entreprise ‘’Etablissement Koudougou Ibrahim et frère (EKIF)’’, Mohamed  Bonkoungou, a indiqué que cette formation va leur permettre de renforcer leurs capacités en matière de la production de la qualité de l’huile. “Cette formation va nous permettre de montrer à quel point nous sommes aptes à faire la qualité de l’huile”, a-t-il fait savoir.

Selon les premiers responsables du projet, avant ces cinq entreprises, quinze autres avaient déjà bénéficié du projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, volet Burkina Faso. Il faut noter qu’il est financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par la Chambre de commerce du Burkina Faso.

Lazard KOLA

Faso7

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