Burkina Faso : Le chronogramme de la révision exceptionnelle du fichier électoral dévoilé

En vue des élections municipales de mai 2022, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé une rencontre d’échanges avec des représentants de la classe politique et de la société civile ce samedi 9 octobre 2021 à Ouagadougou. L’objectif était d’évoquer les aspects organisationnels de la révision exceptionnelle du fichier électorale.
Le Conseil des ministres en sa séance plénière du 6 octobre 2021 a décidé d’une révision exceptionnelle de l’actuel fichier électorale qui compte 6.490.162 électeurs. Cette décision du conseil des ministres donne donc mandat à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d’exécuter cette révision exceptionnelle entre le 14 novembre 2021 et le 31 janvier 2022.
Pour un bon déroulement du processus, l’institution mandatée a convié les représentants des partis politiques et ceux de la société civile afin d’échanger. « Il s’agit de partager avec vous les informations sur la mise en place des démembrements de la CENI, de vous présenter le chronogramme des activités et d’échange sur divers points d’intérêt », a expliqué Élisée Ouédraogo, président de la CENI à ses invités.
Le territoire national séparé en trois zones
Les périodes phares inscrites dans le chronogramme en question sont au nombre de deux (02). En premier, du 12 au 24 octobre 2021, il y a aura les sorties des commissaires en vue de la mise en place des démembrements de la CENI au niveau des provinces, des communes et des arrondissements, couronnée des prestations de serment des membres qui seront installés. En deuxième, ce sera la révision exceptionnelle du fichier biométrique électorale entre le 14 novembre 2021 et le 31 janvier 2022.
Compte tenu de la crise sécuritaire, la CENI a séparé le territoire national en trois (03) zones pour l’enroulement. Il s’agit de la zone verte qui est la plus sécurisée, la zone orange qui est moyennement sécurisée et la zone rouge, identifiée comme étant la moins sûre. Ce que l’on sait déjà, c’est que la Commission prévoit d’effectuer les enrôlement entre le 21 novembre et le 27 décembre pour ce qui est de la zone verte et entre le 5 janvier et le 9 janvier 2022 pour les zones orange et rouge.
Encourager l’établissement des CNIB
Élisée Ouédraogo a fait savoir qu’une évaluation sur la sécurité dans les zones sera mise à disposition d’ici fin octobre 2021, avec plus de détails. Notons que le volet de la sécurité a soulevé des inquiétudes de la part des représentants de la scène politique et de la société civile, sur le fait que l’enrôlement pourrait ne pas se faire dans certaines localités.
Parmi les autres interrogations des invités de la CENI, on relève en premier, la question des personnes majeurs qui ne détiennent pas de carte d’identité national burkinabé (CNIB), document nécessaire à l’enrôlement. Sur la question, le président de la CENI a encouragé toute la classe politique et les organisations de la société civile à faire en sorte que plus de citoyens disposent de cartes d’identité valides.
La question des personnes déplacées internes
Une autre inquiétude a porté sur l’enrôlement des personnes déplacées internes (PDI). En réponse, Elisée Ouédraogo a donné les conditions de l’enrôlement de ces personnes. « Ce que nous pouvons faire et ce que nous envisageons, c’est de faire en sorte que l’on puisse faire les transferts de ces personnes à la circonscription où elles se trouvent pour leur permettre de voter. Si elles n’ont pas de carte, nous allons les enrôler dans cette circonscription. S’ils avaient une carte nous ferons leur transfert dans leur localité d’accueil », a-t-il indiqué.
En rappel l’article 50 alinéa 3 du Code électoral dispose que les listes électorales biométriques sont permanentes. Elles font l’objet d’une révision annuelle par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cependant, avant chaque élection générale, une révision peut être décidée par décret.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



