« Le peuple burkinabè n’a pas un problème de réconciliation nationale », selon le Balai citoyen

Le mardi 16 février 2021, le Balai citoyen a livré à la presse, ce qu’il entend par « réconciliation nationale ». A la suite des élections de novembre 2020, Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a été nommé ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale. Pour le Balai citoyen, cette question de réconciliation est « un faux débat »
Depuis les élections couplées de novembre 2020, la question de la « réconciliation nationale » est le sujet à l’agenda de nombreux acteurs politiques et de la société civile, a commenté le mouvement Balai citoyen, le mardi 16 février 2021 par la voix de son porte-parole, Eric Kinda.
Pour ce mouvement de la société civile, « l’accélération de l’agitation autour » de la question de la réconciliation nationale est « un faux débat ». « Le peuple burkinabè n’a pas un problème de réconciliation nationale », a poursuivi Eric Kinda avant de s’interroger. « Qui veut-on réconcilier avec qui ? Pourquoi ? Sommes-nous tentés de demander ? ».
« Il ne faut pas s’y méprendre, le projet qui se cache derrière ce faux débat sur la « réconciliation nationale », est de faire l’impasse sur la justice, c’est-à-dire de soustraire de leur responsabilité devant la justice, des hommes et femmes qui sont poursuivis pour des crimes économiques et de sang », a déclaré le porte-parole du Balai citoyen.
Selon Eric Kinda « le peuple burkinabè, épris de vérité et de justice, attend que les dossiers judiciaires des crimes de sang et économiques, soient soldés et proprement devant la Justice. Aucun Burkinabè, soit ils Président, Ministre, Député, Maire, etc. ne doit échapper à sa responsabilité devant la Justice ».
La Justice ne doit en aucun cas être sacrifiée sur l’autel d’arrangements politico-institutionnels, a clamé le Balai citoyen. Et pour parer à tout deal, le mouvement réserve le droit et le devoir, d’engager une série d’actions populaires de sensibilisation et de mobilisation.
Il s’agit de la tenue d’un forum contre l’impunité, des conférences publiques pour dénoncer les promoteurs de l’impunité, et l’animation de réunions populaires dans les villes et villages pour dénoncer « ces pourfendeurs de la paix durable ».



