Éducation et souveraineté au Burkina Faso : Les établissements privés s’interrogent sur leur rôle

L’Union Nationale des Établissements Privés d’Enseignement Laïc (UNEPEL) tient son 16e congrès du 24 au 26 juillet 2025. Une occasion pour les membres de l’UNEPEL de faire le bilan du bureau exécutif et de procéder à son renouvellement. Des communications sont également au programme pour meubler les 72 heures d’activités.
« Enseignement et Souveraineté Nationale au Burkina Faso : Contribution du Privé », c’est sous ce thème que se tient le 16e congrès de l’Union Nationale des Établissements Privés d’Enseignement Laïc (UNEPEL). Selon le président de l’union, Benoît Illy, ce congrès est le cadre adapté pour les membres de l’UNEPEL afin de mener des réflexions sur leur apport dans la construction d’un Burkina solide avec une éducation de qualité.
« Nous savons tous qu’éduquer est une œuvre que personne, ni aucune société, n’a jamais prétendu avoir réglée. Pour nous aussi, les défis sont toujours là. Nous ne devons jamais nous relâcher dans l’effort et la persévérance dans la recherche théorique et pratique de tous les jours. C’est une condition sine qua non pour la qualité de l’enseignement, et le succès, la survie même de nos entreprises », a-t-il déclaré.

Sur le bilan du bureau exécutif sortant, il a noté des motifs de satisfaction. À en croire ses propos, « en dépit du contexte difficile marqué par des fermetures pour divers motifs, les adhésions se sont notablement accrues, portant le nombre des membres de 1 411 à 1 500 à ce jour ». En plus, Benoît Illy a signifié que l’union a conforté son leadership, ses outils de management, ses infrastructures, les services aux membres et sa place dans le système éducatif.
De son côté, le président du comité d’organisation, Laurent Zoma, a déclaré que le choix de ce thème n’est pas anodin. Selon ses propos, le thème résonne avec les aspirations profondes du pays qui, dans un élan historique, cherche à redéfinir les piliers de son développement. « C’est cette conscience de notre mission qui nous pousse aujourd’hui à nous interroger. À l’heure où le Burkina Faso se bat pour sa pleine souveraineté, il nous est apparu essentiel, en tant qu’acteurs de l’éducation, de marquer un temps d’arrêt pour interroger notre rôle et notre contribution », a-t-il dit.

Il a par ailleurs rappelé que c’est un héritage de 53 ans que les pionniers de l’UNEPEL ont légué. Il estime alors que c’est une obligation de « préserver et de faire grandir » ledit héritage. Pour lui, les divergences d’opinions sont le signe de la vitalité démocratique de l’union. Il a alors invité tous les membres à se rappeler de l’essentiel qui est « l’intérêt supérieur de la nation ».
Le représentant du ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Luc Yé, a laissé entendre qu’il est porteur d’un message de soutien à l’Union Nationale des Établissements Privés d’Enseignement Laïc (UNEPEL). Il a fait savoir qu’il s’agit de dire à l’union qu’elle « contribue de manière significative à l’offre éducative, tant sur le plan quantitatif que qualitatif ». « Pendant ces 53 années, l’UNEPEL a rendu un grand service à la nation. Leur mission est un service public », a-t-il affirmé.
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