Burkina Faso : L’ONG OXFAM satisfaite de la mise en œuvre du Projet d’agriculture résiliente au climat-parc

L’ONG OXFAM a clôturé ce lundi 30 octobre 2023, le Projet d’agriculture résiliente au climat-parc. Ce projet avait pour objectif de renforcer les capacités des jeunes et des femmes pour être plus résilients face aux effets du changement climatique.

Après trois années de mise en œuvre du projet d’agriculture résiliente au climat-parc, les acteurs se sont réunis ce lundi 30 octobre 2023, pour réfléchir sur les réalisations accomplies.

Selon Mathieu Kaboré, représentant le directeur pays de Oxfam, ce projet a visé la dotation des jeunes et des femmes, agricultrices des communes de Bassi et Gomponsom de techniques d’agroforesterie et d’agriculture résiliente au climat.

 » A la fin de ce projet, nous pouvons dire que nous sommes très satisfaits. Nous avons un taux de réalisation global de près de 97 % », a-t-il déclaré.

« Nous avons un taux de réalisation global de près de 97% », Mathieu Kaboré , représentant le directeur pays de Oxfam.

Plusieurs actions visant à renforcer les capacités des jeunes et des femmes engagés ont été entreprises durant ces trois années. Il s’agit, entre autres, des séances de formation, un accompagnement technique, la mise en place de parcelles agroforestières, et le soutien à l’autonomisation des femmes à travers la mise en place de sites maraîchers.

Ce projet a été financé à hauteur de 196 millions F CFA par le gouvernement du Québec et sa mise en œuvre a été soutenue par plusieurs partenaires. Il s’agit notamment de l’Association pour l’Éducation et l’Environnement (A-2E), l’Organisation paysanne Vilm Baoré/Naam, et le Groupe de Recherche et d’Action sur le Foncier (GRAF).

Noufou Guira, responsable opérationnel de l’organisation paysanne Vilm Baoré et représentant des partenaires, a noté que leur accompagnement se justifie par le fait qu’ils ont vu l’effet des changements climatiques sur les communautés. Selon lui, les réalisations sur le terrain durant ces trois années montrent que toutes les parties prenantes se sont mobilisées.

« Après 3 années de mise en œuvre, il se dégage un satisfecit général. Nous avons pu mettre en œuvre l’ensemble des activités qui était prévu dans le cadre du projet et ça nous a permis de renforcer les capacités de nos communautés locales afin de répondre aux défis des changements climatiques« , s‘est-il exprimé.

« Après 3 années de mise en œuvre, il se dégage un satisfaissit général », Noufou Guira, représentant des partenaires.

De son côté, le Directeur régional de l’environnement de la région du Nord, Harouna Ouédraogo, a relevé l’impact du projet sur les bénéficiaires des deux communes concernées. Selon lui, 400 jeunes et femmes agriculteurs/trices de Bassi et Gomponsom ont reçu un accompagnement technique visant à les aider à adopter des pratiques agricoles résilientes face aux défis climatiques.

En outre, dans le cadre de la composante de renforcement de l’autonomisation des femmes, 02 sites maraîchers ont été mis en place, offrant ainsi de nouvelles opportunités de revenus pour plus de 60 femmes.

Le Directeur régional de l’environnement du Nord aussi relevé que des parcelles agroforestières ont été établies dans le cadre du projet. Ainsi, 20 hectares par commune, ont été un exemple de succès.

« Le projet a également joué un rôle fondamental dans le développement du leadership environnemental de nos jeunes et de nos femmes, les préparant à devenir des acteurs majeurs dans la lutte contre les changements climatiques », a-t-il noté en précisant que ces chiffres démontrent l’impact concret du PARC sur leurs communautés.

« Le projet a également joué un rôle fondamental dans le développement du leadership environnemental de nos jeunes et de nos femmes », Harouna Ouédraogo, Directeur régional de l’environnement du Nord.

 » Ils savent bien comment planter du grillage, comment conserver les eaux de sol et comment faire les récupérations de terres (…). C’est un plus pour elles et une satisfaction, parce qu’elles ne disposaient pas de toutes ces pratiques culturales de façon concrète. C’est venu améliorer ce qu’elles avaient comme connaissance sur le terrain«  , a-t-il détaillé.

Dans la mise en œuvre de ce projet, les acteurs ont rencontré des difficultés. Ces difficultés sont constituées de la disponibilité de l’eau, difficultés dans la mise en œuvre et le contexte sécuritaire qui a freiné certaines actions.

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