Ouagadougou : Vers l’élaboration d’un document-cadre pour la gestion des déchets solides

Les travaux de l’atelier de validation de la stratégie nationale de gestion des déchets solides (SNGDS) se sont ouverts ce 14 octobre 2026 à Ouagadougou. Au cours des échanges, les acteurs vont plancher sur la mise en place d’un système opérationnel de gestion intégrée et durable des déchets solides sur l’ensemble du territoire national.

Au Burkina Faso, les ménages produisent environ 3 à 4 millions de tonnes de déchets solides par an. Selon des données de 2025, les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso produisent environ 800 000 à 900 000 tonnes de déchets solides par an. Cette situation est d’autant plus préoccupante car, depuis 2024, la ville de Ouagadougou a vu la fermeture de ses centres de tri et de valorisation des déchets (CTVD) et de ses centres de collecte et de tri (CCT). Cela a engendré la prolifération de 275 sites de décharges sauvages à Ouagadougou. 

Pour pallier cette situation, le ministère de l’Agriculture, chargé des questions environnementales a instruit la direction générale de l’Environnement et du Cadre de vie (DGECV) de procéder à l’opérationnalisation du document-cadre de gestion des déchets solides au Burkina Faso (2026-2028). Ce document est axé sur quatre points, dont le renforcement de la gouvernance, l’amélioration du dispositif technique et opérationnel, la communication et la mobilisation sociale, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs.

Le présidium de la cérémonie©️Faso7

« La première action commence par le déploiement d’un certain nombre de contenants, notamment ce qu’on appelle couramment des poubelles dans les grandes villes du Burkina Faso, et ces poubelles vont servir pour recueillir les déchets dans les espaces publics. Et la deuxième phase va être l’acquisition d’un certain nombre d’équipements qui vont permettre aux communes, aux collectivités, de gérer de façon efficace les déchets », a indiqué Abdoulaye Bazié, directeur général de l’Environnement et du Cadre de vie (DGECV).

Pour ce qui est du maillon de la pré-collecte, le document prévoit l’acquisition et l’installation de 7 000 poubelles sur le territoire, la réhabilitation de 50 centres de collecte et de tri (CCT) à Ouaga et 17 à Bobo-Dioulasso, ainsi que la construction de 50 nouveaux CCT, dont 30 à Ouaga et 20 à Bobo-Dioulasso. Pour le transport, il est prévu l’acquisition de matériel logistique au profit des communes. 

Afin de rendre efficace le traitement, il est prévu la réhabilitation des ouvrages du centre de tri et de valorisation des déchets (CTVD) de Ouaga, la construction du CTVD de Bobo, la construction de 5 centres de transfert modernes et l’acquisition de matériel et d’équipements de traitement et de valorisation. 

« Nous saluons fortement ce que l’État a initié, et cette stratégie nationale de gestion des déchets va permettre de donner un cadre de vie sain à la population du Burkina, particulièrement dans la ville de Ouagadougou. Vous savez, nous sommes en révolution progressiste et populaire. Ça demande le sacrifice de tous. La révolution, c’est du sacrifice. Du premier jusqu’au dernier, tout le monde doit s’y mettre pour pouvoir sortir le pays du trou », a indiqué Saïdou Nassouri, directeur de la salubrité publique et de l’hygiène de la commune de Ouagadougou.

Toutes ces dispositions visent à redonner à la ville de Ouagadougou son lustre d’antan. Au-delà, toutes les villes du pays sont ciblées afin d’y offrir un cadre sain pour l’épanouissement de la population. Pour ce faire, les collectivités doivent être appuyées dans leurs actions quotidiennes et les ménages sont appelés à contribuer à l’atteinte des objectifs.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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