Burkina Faso : Plus de 15 milliards de F CFA économisés grâce à la réduction du paludisme

Au cours d’une conférence de presse ce 20 février 2026, le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, est revenu plus en détail sur la baisse historique des cas et décès liés au paludisme en 2025 au Burkina Faso.

Le nombre total de cas notifiés de paludisme est passé de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, a annoncé le ministre de la Santé. Ces chiffres, de ses dires, représentent 3 475 742 cas de paludisme évités en une seule année. Aussi, le ministre Kargougou a souligné que cette performance va au-delà de celle de la période de 2020-2024 qui affichait une réduction moyenne annuelle de 0,89 %.

Poursuivant, il a indiqué que la baisse des cas de paludisme est plus remarquable chez les enfants de moins de cinq ans. Selon les données, le nombre de cas de paludisme est passé de 3 195 655 en 2024 à 1 962 277 en 2025, représentant une baisse de 38,60 %. Quant à la mortalité, les statistiques affichent 3 523 cas de décès en 2024 contre 1 979 en 2025 avec une baisse de 40,44% chez les enfants de moins de cinq ans.

« Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le résultat d’une vision politique claire, portée par Son Excellence le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine lbrahim TRAORE, qui place l’accès équitable aux soins et la protection des populations au cœur de l’action publique. Ils traduisent également l’engagement constant du Gouvernement et la mobilisation de l’ensemble des acteurs nationaux et partenaires », a mentionné Jean-Claude Kargougou.

Selon le ministre de la Santé, ces efforts qui ont été consentis, ont un impact considérable sur le plan social et économique. De façon précise, les Burkinabè ont économisé un peu plus de 15 milliards de FCFA en ne contractant pas le paludisme. 

« Ces 15 milliards prennent seulement en compte les coûts directs liés à la prise en charge des cas évités, en termes par exemple de frais de consultation à payer, en termes d’examens à faire, en termes de médicaments à payer », a-t-il ajouté.

Il a rassuré que ces chiffres liés à la baisse historique des cas et décès ont fait l’objet d’une vérification minutieuse à tous les niveaux des districts sanitaires. Cette avancée est imputable à plusieurs actions, notamment les actions de sensibilisation sur l’entretien du cadre de vie, l’implication de la Brigade Laabal dans le curage des caniveaux et surtout la distribution de 15 millions de moustiquaires MILDA. L’autre aspect, selon le ministre de la Santé, c’est l’introduction de la vaccination contre le paludisme et la chimio prévention du paludisme saisonnier qui cible les enfants de moins de cinq ans.

Face à cette avancée notoire, le ministre de la Santé a invité l’ensemble des acteurs à maintenir et intensifier la dynamique de lutte contre le paludisme au Burkina Faso.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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