Le ministre de la Guerre appelle les Burkinabè à s’engager massivement dans la réserve militaire

Le ministre d’État, chargé de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de brigade Célestin Simporé, a appelé les citoyens burkinabè à s’engager dans la réserve militaire afin de participer à la défense du pays. Il s’exprimait, ce 2 octobre 2026 à Ouagadougou, à l’occasion de l’exposition gouvernementale organisée dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JNEPPC) 2026.
Dans le cadre de cette exposition, le ministre d’État, chargé de la Guerre, a animé la première séance du « Dialogue avec le Peuple ». Des élèves du Prytanée militaire du Kadiogo, des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), des étudiants ainsi que des aspirants au recrutement des 100 000 réservistes ont pris part à cette activité.
Dans son intervention, le général de brigade Célestin Simporé a rappelé plusieurs évolutions intervenues dans le cadre de la restructuration de l’armée et du renforcement des capacités des forces combattantes. Il a notamment évoqué la mise en place d’un statut des militaires de la réserve.
Selon lui, cette réserve doit permettre à davantage de citoyens de contribuer à la défense du territoire national lorsque les circonstances l’exigent.
« Cette réserve militaire donne la possibilité à un citoyen de s’enrôler dans la réserve et d’être mobilisé, si le besoin s’en fait, pour défendre sa patrie », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rappelé l’objectif de recrutement de 100 000 réservistes. Il a invité les personnes intéressées à saisir l’occasion offerte par l’ouverture des inscriptions.
Le général de brigade Célestin Simporé a ainsi encouragé les jeunes présents à s’inscrire afin de contribuer, selon les modalités prévues, à la défense du pays.
Au-delà de la mobilisation des réservistes, le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux enjeux sécuritaires. Il a notamment appelé à ne pas considérer la guerre comme une question exclusivement militaire.
« Au stade où nous en sommes, nous parlons de guerre populaire généralisée. Il faut que les gens redeviennent des hommes là où la question d’homme avait disparue. Il ne faut pas que cette guerre là soit reléguée tout simplement aux forces de défense et de sécurité et aux VDP. Tout le monde doit combattre », a-t-il déclaré.
Dans cette logique, il a également abordé la question de la communication autour de la situation sécuritaire. Il a appelé à une meilleure maîtrise de la communication et à la vigilance face aux sollicitations sur les réseaux sociaux. Pour le ministre, certaines communications peuvent contribuer à l’apologie du terrorisme.
« C’est vrai que lorsqu’on attaque un village, ça fait mal. Mais moi, en communication, moins on se lèvera sur les réseaux sociaux pour crier sur tous les toits, mieux ce sera. Publier je ne sais quoi, « On nous a attaqués, c’est ceci, c’est cela », cela encourage les terroristes à revenir, parce que c’est une manière pour eux de faire l’apologie de leur guerre », a-t-il souligné, appelant ainsi à davantage de maîtrise dans les réactions liées à la situation sécuritaire.
L’exposé s’inscrit dans la deuxième phase des JNEPPC 2026, qui vise notamment à renforcer l’engagement des citoyens autour des enjeux liés à la défense, à la sécurité et à la participation à la vie nationale.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



