Burkina Faso : L’ARCEP échange avec les consommateurs de Ziniaré

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a ouvert, ce lundi 28 septembre 2026 à Ziniaré, un atelier d’échanges avec les associations de consommateurs, les organisations de la société civile et celles de la veille citoyenne. Prévue jusqu’au 30 septembre, la rencontre vise notamment à renforcer la connaissance des droits des consommateurs et à recueillir leurs préoccupations sur les services de communications électroniques.

La qualité des services de communications électroniques, la protection des consommateurs et les mécanismes de traitement des plaintes sont au cœur des échanges à Ziniaré. Pendant trois jours, l’ARCEP et les représentants des consommateurs vont passer en revue plusieurs questions liées à l’utilisation des services de téléphonie, d’Internet et des services financiers mobiles.

L’initiative intervient dans un contexte marqué par l’adoption, ces dernières années, de plusieurs décisions réglementaires destinées à encadrer les offres commerciales, renforcer les obligations des opérateurs et améliorer la protection des utilisateurs.  Pour l’ARCEP, leur mise en œuvre doit s’accompagner d’un dialogue régulier avec les consommateurs afin de mesurer les effets des mesures prises, recueillir les préoccupations des utilisateurs et identifier les éventuelles améliorations à apporter.

« La régulation ne peut être efficace si elle s’exerce de manière unilatérale », Saîdou Guigma

Représentant la gouverneure de la région, le Haut-Commissaire de la province de l’Oubri, Saîdou Guigma, a rappelé l’importance croissante des communications électroniques dans la vie quotidienne et dans l’économie. « Les services mobiles, l’Internet haut débit, les plateformes numériques et les services financiers mobiles ne sont plus de simples outils de modernité. Ils sont devenus le moteur invisible mais indispensable de notre économie, de l’inclusion financière de nos populations, et de la continuité des services publics et privés », a-t-il déclaré.

Cette transformation numérique s’accompagne toutefois d’exigences nouvelles de la part des utilisateurs. Qualité du réseau, tarification, transparence des offres et sécurité des données figurent notamment parmi les préoccupations évoquées. Pour le représentant de l’administration territoriale, le dialogue avec les organisations de consommateurs constitue ainsi un maillon essentiel de la régulation.

« La régulation ne peut être efficace si elle s’exerce de manière unilatérale. Elle a impérativement besoin de s’appuyer sur des partenaires de terrain capables de faire remonter le vécu réel des populations », a-t-il indiqué.

Durant les trois jours de travaux, plusieurs thématiques seront abordées. Il s’agira notamment de présenter les missions de l’ARCEP en matière de protection des consommateurs, les principales décisions réglementaires adoptées en leur faveur ainsi que les actions de contrôle des offres commerciales et de la qualité des services.

Les mécanismes de traitement des plaintes occuperont également une place importante dans les échanges. L’objectif est de permettre aux consommateurs de mieux connaître les voies de recours et les démarches à suivre lorsqu’ils rencontrent des difficultés avec un opérateur. À ce sujet, la conseillère technique à l’ARCEP, Salamata Rouamba, a insisté sur l’importance de l’information des usagers.

« Nous prendrons aussi le temps d’écouter vos observations sur les services offerts dans la région », Salamata Rouamba

« Les consommateurs doivent pouvoir comprendre leurs droits, connaître les obligations des opérateurs et savoir comment signaler une difficulté. Qu’il s’agisse de la qualité du service, de la facturation ou du traitement d’une réclamation, une information claire aide chacun à agir et permet à l’ARCEP de mieux exercer ses missions », a-t-elle expliqué.

La cybercriminalité et les fraudes numériques figurent également au programme. Les participants seront sensibilisés aux risques liés notamment aux arnaques financières mobiles, avec l’intervention annoncée de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC). Les questions relatives à la surveillance des rayonnements et des ondes électromagnétiques ainsi qu’à la qualité des services de communications électroniques seront aussi abordées.

Au-delà du partage d’informations, l’atelier entend recueillir les préoccupations et les recommandations des organisations représentant les consommateurs. L’ambition affichée est de renforcer le partenariat entre l’ARCEP et ces organisations et de favoriser un cadre permanent de concertation. « Nous prendrons aussi le temps d’écouter vos observations sur les services offerts dans la région et sur les obstacles que rencontrent les consommateurs », a précisé Salamata Rouamba.

Réunissant environ 70 à 90 participants, l’atelier de Ziniaré doit ainsi déboucher sur une meilleure compréhension des missions de l’ARCEP, des droits et obligations des consommateurs, des mécanismes de contrôle de la qualité des services et des procédures de traitement des plaintes. Les préoccupations prioritaires des utilisateurs ainsi que des recommandations consensuelles sont également attendues à l’issue des travaux.

Faso7

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