15-Mai : Le Trésor humain vivant Konomba Traoré prône le retour aux sources pour la paix au Burkina Faso

Le Trésor humain vivant (THV) Konomba Traoré, en collaboration avec le cadre de réflexion « Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita », a commémoré le 15 mai 2026 la Journée des coutumes et des traditions. Cette célébration a été marquée par des rituels pour le retour de la paix, une séance de soins de médecine africaine ainsi que des partages d’expériences sur la guérison mystique.

Avant d’entamer les rituels, Konomba Traoré a invoqué les mânes des ancêtres pour placer la cérémonie sous de bons auspices. Selon lui, ces rites servent à solliciter la bienveillance et l’intercession des devanciers. À cette occasion, une prière spéciale a été dite à l’intention du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Ces pratiques spirituelles visent à apporter la réussite, la protection et à restaurer les chances de quiconque traverse des difficultés. À cet égard, Konomba Traoré a tenu à clarifier que le retour aux sources ne signifie pas rejeter la modernité, mais plutôt se reconnecter aux fondamentaux socioculturels. Ces valeurs incluent le respect du droit d’aînesse, la solidarité, l’honneur, la dignité, la parenté à plaisanterie, le respect des lois sociales, l’observation des interdits, ainsi que le vivre-ensemble.

« Il y a des gens qui disent que le retour aux sources n’est pas possible parce qu’ils ne savent pas ce qu’est le retour aux sources. Le retour aux sources, ce n’est pas refuser l’ordinateur, le téléphone, la voiture. Non ! C’est retourner aux fondamentaux de notre culture », s’est-il exprimé.

Le Trésor humain vivant, Konomba Traoré appelle à se reconnecter avec la culture noir lors des Journées des coutumes et des traditions -©Faso7

Sur le plan national, Konomba Traoré a invoqué les forces de la nature, du monde visible et invisible, pour assurer la sécurité du pays, la victoire contre le terrorisme et la protection des forces combattantes au front.

« La lutte contre le terrorisme est une lutte plurielle. Ce n’est pas une lutte seulement pour les corps habillés. C’est la lutte de tout le peuple. C’est une lutte plurielle, celle de tout le peuple, et chacun à son niveau doit combattre », a-t-il indiqué.

Des hommes et des femmes ont apporté des poulets et des boucs pour le sacrifice, afin que les ancêtres répondent favorablement à leurs doléances. Le cadre « Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita » a apporté des poulets pour le retour de la paix au Burkina Faso et la cohésion sociale. Selon Teehl Loé Konaté, secrétaire général du cadre, la tradition et la culture sont des sources d’inspiration nécessaires pour bâtir une société ambitieuse, disciplinée et fière de sa singularité.

Le cadre « Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita » a apporté des poulets pour le retour de la paix au Burkina Faso et la cohésion sociale  -©Faso7

« C’est une journée qui est consacrée à l’intercession envers le Créateur au travers de nos ancêtres, qui sont le lien entre nous et le Créateur dont nous ne connaissons pas le visage », a-t-il ajouté.

De son côté, Hamidou Paul Bamogo, chargé de mission du ministre chargé de la Culture, a souligné que ces journées visent à valoriser les coutumes et les traditions afin de demander aux ancêtres la paix et la cohésion.

« Il s’agit d’affirmer que nous ne pouvons nous développer qu’en nous enracinant dans notre propre culture, dans nos valeurs endogènes », a-t-il indiqué.

Lazard KOLA

Faso7

Waongo KOLA

Waongo KOLA est un journaliste burkinabè ayant pour domaine de prédilection les sujets de société, d'économie, de politique et de santé.

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