Appels au déménagement de l’ambassade de France : Piqûre de rappel du mouvement « Le Faso, ma Patrie »

Les membres du mouvement « Le Faso, ma Patrie » ont réitéré l’ultimatum donné à l’ambassade de France pour déménager loin de la Présidence du Faso, ce 24 juin 2024 à Ouagadougou.

Comme d’autres mouvements de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne, le « Faso, ma Patrie » entend voir l’ambassade de France se délocaliser loin de la Présidence du Faso, d’ici de 30 juin 2024. Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré n’est pas en sécurité à proximité de l’ambassade de France, à leur avis. « Nous demandons tout simplement que l’ambassade déménage aller ailleurs. Parce que le peuple a décidé. C’est nous le peuple ! Nous avons décidé parce que notre Président n’est pas en sécurité s’il est à côté de l’ambassade de la France », a laissé entendre Mathieu Nombré, communicateur du mouvement.

Si l’ultimatum n’est pas respecté, les membres de « Le Faso, ma Patrie » s’en tiendront au mot d’ordre de la Coordination des associations de veille citoyenne, par rapport aux « actions fortes » à mener. Pour le moment, ils espèrent que l’ambassade déménagera de bonne foi. Ils disent n’avoir pas une idée sur la position de l’ambassade de France par rapport à cette affaire. « Nous n’allons pas reculer et c’est nous le peuple burkinabè ! », a lancé Moussa Ouédraogo, porte parole du mouvement.

Le vendredi 28 juin 2024, ce mouvement prévoit de manifester pour rappeler une dernière fois à l’ambassade qu’elle doit se délocaliser.

Des comptes à demander à Amnesty International

En attendant, « Le Faso ma Patrie » compte tenir un sit-in pour demander des comptes à Amnesty International concernant la manifestation qu’elle a organisée, le 21 juin à Dakar, pour dénoncer la violation des libertés au Burkina Faso. Une manifestation de Amnesty International concernant le Burkina Faso ne pourrait se tenir hors du Burkina Faso pendant que Amnesty International a une représentation au Burkina Faso, selon eux. « Ils doivent nous expliquer. Le double-jeu, ça ne marche plus dans ce pays là », a fait comprendre Moussa Ouédraogo.

Ils comptent aussi interpellé la télévision Bf1 quant à ses émissions de débat. Elle ne doit plus recevoir « certains intervenants », selon eux.

Par ailleurs, Moussa Ouédraogo a dénoncé le fait que des particuliers et média aient relayé de fausses informations sur une prétendue crise au sein du pouvoir de la Transition, depuis l’incident de tirs du 12 juin 2024 au niveau de la Présidence du Faso. « Les instruments impérialistes ont fait feu de tout bois au vu de faire croire au monde entier qu’un chaos total régnait au Pays des Hommes Intègres », a déploré Moussa Ouédraogo.

En conclusion, les membres de « Le Faso, ma Patrie » ont réaffirmé leur soutien au Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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