Faso Music Awards (FAMA): Alif Naaba décroche le sacre de la 11e édition

Alif Naaba, artiste musicien et promoteur culturel burkinabè, a été fait, le 31 mai 2024, super FAMA de la 11e édition de la cérémonie qui récompense les acteurs culturels, en particulier ceux de la musique. Au total, ce sont 16 trophées de différentes catégories qui ont été décernés au cours de cette soirée de récompense.

« Diversité culturelle et intégration des peuples en Afrique », c’est sous le thème que s’est déroulée la 11e édition des Faso Music Awards (FAMA). Plusieurs artistes musiciens, arrangeurs, maisons de production et réalisateurs de clip vidéo ont été récompensés aux FAMA 2024.

En plus du prix du FAMA de l’année, Alif Naaba s’est vu décerner le prix du meilleur promoteur culturel de l’année avec son événement dénommé les Rencontres Musicales Africaines (REMA). L’artiste musicien, Amzy repart également avec deux trophées, dont celui de l’artiste de l’année et de l’album de l’année. Dans la catégorie, meilleur réalisateur-clip vidéo de l’année, la première place a été arrachée par David Armel Sawadogo devant Reywox et San Rémy Traoré. Quant au prix spécial de l’ambassadeur du Maroc, il a été attribué à l’artiste musicienne Flora Paré.

« Je voudrais dédier ce prix à tous les bénévoles qui travaillent sur les REMA et toute l’équipe qui travaille autour de Alif Naaba (…). Très singulièrement dédié ce prix à tous les enfants burkinabè qui, dans cette période difficile de notre pays, sont seuls et traversent des moments difficiles. Avec ce prix, on n’a plus droit à l’erreur, il faut continuer à travailler dans l’excellence », s’est exprimé Alif Naaba.

Dans la catégorie, meilleur journaliste culturel, Basile Sama, journaliste au média en ligne Faso7, a remporté le sacre de l’année. En plus d’être la concrétisation de plusieurs années de travail, le lauréat a expliqué que cela témoigne du travail d’équipe qui est fait afin de valoriser la culture au Burkina Faso.

Basile Sama, Meilleur journaliste culturel de l’année-©Faso7

« Ce prix, c’est un prix de Basile Sama, mais derrière, c’est toute une équipe qui travaille chaque jour pour que la culture ait sa place sur les colonnes de Faso7 », a-t-il ajouté.

Bien avant la soirée de remise des prix, il était question au programme des FAMA, de la tenue d’un Forum Africain des arts et de la culture (FAAC), au cours duquel plusieurs communications ont été faites sur la thématique de l’édition 2024. A cela, s’ajoutent les FAMA Off qui étaient un cadre idéal pour les producteurs et les artistes d’avoir de l’accompagnement en matière de production musicale et de détecter des talents purs.

Youssef Ouédraogo, promoteur des Faso Music Awards (FAMA)-©Faso7

Tout compte fait, Youssef Ouédraogo, promoteur des FAMA, dit être satisfait de la tenue de cette édition. Pour lui, en dépit de la situation sécuritaire que vit le Burkina Faso, ils étaient nombreux ceux qui y ont trouvé de l’intérêt. Loin d’être un événement qui a déjà tout prouvé, le promoteur a laissé entendre que l’objectif des FAMA est de mettre en lumière certains métiers de la musique méconnus du grand public. A partir de ces instants, ces acteurs de la musique devront travailler afin de promouvoir cette musique hors des frontières du Burkina Faso.

« A leur endroit, nous disons de redoubler beaucoup plus d’efforts dans la créativité, dans l’inventivité, dans l’ingéniosité, pour que nous puissions reconquérir le public burkinabè (…), mais également, de travailler pour ouvrir des horizons nouveaux, parce que vous savez, une musique qui se concentre sur un espace géographique est appelée donc à mourir », a-t-il conclu.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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