Burkina Faso : Des assises nationales pour décider de l’avenir de la Transition 

Deux semaines après le coup d’Etat qui a mis fin au régime du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, le Burkina Faso avait tenu des assises nationales, les 14 et 15 octobre 2022.

Ces assises nationales avaient permis l’adoption de la charte de la Transition en cours et la désignation du Capitaine Ibrahim Traoré comme Chef de l’Etat, président de la Transition.

A quelques semaines de la fin de la Transition, les forces vives de la nation burkinabè sont à nouveau réuni dans la matinée de ce samedi 25 mai 2024 pour des assises nationales.

Cette fois-ci, il sera essentiellement question de décider de la suite à donner à la Transition et de faire des réformes en lien avec la Charte en cours.

Alors que plusieurs soutiens du régime encouragent la tenue de ces assises, des organisations de la société civile par contre estiment qu’elles ne sont pas nécessaires.

Pour ces organisations, la fin de la Transition devrait être actée en juillet prochain et l’organisation d’élections libres et transparentes devrait être envisagée.

Les soutiens du régime estiment quant à eux que ces assises sont nécessaires dans la mesure où c’est l’occasion de renforcer le pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré au regard de ses actions entreprises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Ces soutiens, la plupart, souhaitent une prolongation de 5 ans, voire 10 ans de la Transition.

« En moins de deux ans, nous avons une armée de guerre. Nous n’avons plus une armée de défilés. Nous voyons que nos valeurs tant perdues, tant baffouées par la France, aujourd’hui, nous nous sommes retrouvés. Nous demandons au minimum 10 ans pour que le Capitaine Ibrahim Traoré puisse nous faire sortir des jougs impérialistes », a déclaré à l’extérieur de la salle de conférence de Ouaga 2000, Mahamadi Sawadogo, Porte-parole des gilets rouges.

Une autre catégorie de soutiens du régime ne trouve pas opportune la tenue de ces assises. Pour elle, le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, devrait même dissoudre l’Assemblée Législative de Transition et gouverner par ordonnance.

Da Sié, sociologue, chroniqueur à la television BF1 et vivant au USA est est l’un des grands défenseurs de cette idée. « On a vu que les assises ont été convoquées et maintenant, on parle de la participation des partis politiques et des organisations de la société civile. Moi je pense que c’est de l’escroquerie intellectuelle et ce sont des problèmes même qu’on se créés. (…) Les assises ne sont ni légitimes, ni opportunes. C’est le président qui doit décider de ce que le Burkina va être. On a vu tout le monde ici. On n’a donc plus besoin d’aller vers ces partis politiques pour parler de l’avenir de ce pays », avait-il confié à nos confrères de Minute.bf au cours d’une interview.

Que vont décider les forces vives à l’issue de ces assises ? Se dirige-t-on vers une prolongation de la transition ?

Avant le début des travaux, le Colonel Moussa Diallo, président du comité d’organisation des Assises nationales, a formulé des vœux. « Je formule le vœu que ces assises soient un moment de communion parfaite entre les filles et les fils de notre pays et qu’ensemble dans l’union et la solidarité, nous relevons le défi de l’affirmation de notre souveraineté nationale », a-t-il laissé entendre.

Faso7 vous propose de suivre de bout en bout les événements non seulement dans la salle des travaux, mais aussi à l’extérieur de la salle où plusieurs personnes sont regroupées depuis très tôt ce matin.

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