Assises nationales au Burkina Faso : Les « Wayiyans » tenaient à leurs dix ans

À l’occasion des Assises nationales qui ont eu lieu ce samedi 25 mai 2024, les forces vives du Burkina Faso ont fait des conventions, dont celle portant sur la prolongation de la Transition en cours à 60 mois à compter du 2 juillet 2024. Après la signature de la Charte modifiée par le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, certains participants aux travaux des assises se sont exprimés au micro de Faso7.

Moussa Diallo, député actuellement à l’Assemblée Législative de Transition (ALT) au nom de l’ex CFOP, a jugé que la suppression des quotas de représentants affectés à l’ex AMP, l’ex CFOP, l’ex ONA au sein de l’ALT est bonne chose du moment où les activités des composantes concernées sont suspendues.

Par ailleurs, il a souligné avoir pris part à ces Assises en tant que patriote et non en tant qu’homme politique. « J’étais membre de l’ex CFOP. Comme l’ex CFOP n’a pas répondu, je me suis dit qu’en tant que patriote, c’était mon devoir de venir ici. Mais je ne suis pas envoyé par le CFOP », a-t-il souligné.

Quant à Ali Badra Ouédraogo, anciennement président du Rassemblement des patriotes pour le renouveau (RPR), il dit être satisfait des décisions de ces Assises. Il a aussi précisé qu’il n’était pas là en tant que représentant d’une composante politique. « D’ailleurs même ce vocable, je trouve qu’il est tombé en désuétude depuis longtemps ; parce que nous sommes dans une phase où les filles et les fils de ce pays sont appelés à mettre la main dans la pâte afin que nous puissions relever notre pays », a-t-il déclaré.

Abdallah Ouédraogo, secrétaire générale du mouvement Africa Révolution, a exprimé sa satisfaction par rapport à l’ensemble de décisions prises.

Poursuivant, cet acteur de la société civile a exprimé sa désolation par rapport au fait que le représentant des « Wayiyans » à ces Assises n’a pas été fidèle à certains aprioris de sa représentation, notamment celui en lien avec la proposition d’un délai de 10 ans pour la Transition.

« Au niveau de la société civile, on n’a pas été contents du fait que la société civile qui a été ici désignée par des mouvements spécifiques a été représentée par une seule personne qui, malheureusement, n’a pas donné la vision exacte de ce que veulent les wayiyans. Nous on veut dix ans. On s’est concerté, on a dit dix ans. Arrivé ici, celui qui a pris la parole au nom des wayiyans n’a pas précisé qu’ils veulent 10 ans. Donc nous sommes désolés », a-t-il fait comprendre.

En rappel, au moment où se tenaient les travaux des assises nationales, plusieurs personnes, des soutiens au régime, ont manifesté à l’extérieur de la salle de la salle jusqu’à la signature de la Charte modifiée par le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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