Burkina Faso : Les acteurs du Programme de Résilience et de Cohésion Sociale au Sahel satisfaits des résultats

Les acteurs du Programme de Résilience et de Cohésion Sociale au Sahel (PROGRESS) se sont réunis ce mardi 23 avril 2024, à Ouagadougou pour un bilan de mise en œuvre dudit projet. Ce projet qui a débuté en mai 2020 pour 48 mois d’exécution vise à améliorer les conditions de vie, la résilience à l’insécurité alimentaire ainsi que la cohésion sociale des populations vulnérables.

Après quatre ans de mise en œuvre du Programme de Résilience et de Cohésion Sociale au Sahel (PROGRESS), soit du 20 mai 2020 au 20 mai 2024, l’heure  est au bilan. En effet, les acteurs de sa mise en œuvre  se sont réunis à Ouagadougou, ce mardi 23 avril 2024, afin de faire le bilan de partage de données pratiques développées du PROGRESS.

En termes de bilan, pour le résultat 1,  2849  ménages très vulnérables ont eu accès à un système de protection au Burkina Faso, à travers les filets sociaux. Le résultat 2 fait cas de 93 720 personnes qui ont eu accès aux secteurs sociaux de base. Pour le résultat 3,  2 849  ménages ont bénéficié d’un paquet multisectoriel.

En ce qui concerne le résultat 4, il est noté l’amélioration des relations des habitants et des représentants des autorités de l’Etat dans les communes du projet. L’amélioration de la cohésion sociale, de la prévention et de la gestion des conflits pour les habitants des communes observées est enregistrée pour le résultat 5.

 Selon Thomas Owono, directeur pays de Action Contre la Faim (ACF) au Burkina Faso, les objectifs du programme sont largement atteints.

« On continue à discuter et à se projeter de qu’est-ce qu’on fait de ces bénéficiaires qui sont tous là, en termes d’accompagnement et c’est pour ça qu’avec les autorités aujourd’hui (on discute de, NDLR), qu’est-ce qu’on fait de ces bénéficiaires pour les accompagner à préserver tous ces acquis qu’il y a eu tout long de ce projet », a-t-il déclaré.

Il a laissé entendre que c’est une approche intégrée et multisectorielle qui a été retenue dans la mise en œuvre de ce programme.

Selon Thomas Owono, directeur pays de Action Contre la Faim (ACF) au Burkina Faso, les objectifs du programme sont largement atteints.

« Les approches en termes d’agriculture écologique, la culture hors sol qu’on a eue à mettre en valeur aujourd’hui au vu de la restriction, la diminution de l’espace cultivable et il y avait un besoin d’espace, du coup, on a pu travailler avec les bénéficiaires pour pouvoir produire dans des espaces plus réduits. Pour nous, c’est une approche à capitaliser et à promouvoir », a-t-il laissé entendre.

Pascal Kaboré, représentant de la ministre en charge de la solidarité nationale, a exprimé sa satisfaction. « Les résultats que nous avons vus tout à l’heure sont très encourageants. Il nous appartient de développer des stratégies pour consolider et capitaliser tous ces résultats », a-t-il affirmé.

De son avis, le ministère en charge de la solidarité nationale est dans cette dynamique. « Notre ministère est dans cette dynamique et les jours à venir, nous allons renforcer cette collaboration avec les différents acteurs afin que tous ces résultats soient capitalisés et soient au profit des populations vulnérables », a laissé entendre Pascal Kaboré.

« Les résultats que nous avons vus tout à l’heure sont très encourageants. », Pascal Kaboré, représentant de la ministre en charge de la solidarité nationale.

Ce programme est mis en œuvre par un consortium d’organisations internationales et nationales. Il s’agit de Action Contre la Faim, Terre des hommes, Search for Common Ground, Association Tin Tua et Association Wupakuwe. Il est financé par l’Union européenne à plus de 17, 7 milliards de francs CFA dont 6,7 milliards de Francs CFA pour les activités au Burkina Faso.

Selon Monica Liberati, représentante de l’Ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, le programme a permis de couvrir le besoin essentiel de presque 400 000 bénéficiaires au Burkina Faso en termes de sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’accès aux soins de santé et à la protection sociale.

« Nous restons tout à fait engagés aux côtés des populations burkinabè, surtout les plus vulnérables dans les mêmes secteurs qu’on vient d’apprécier tout à l’heure, la cohésion sociale avant tout, la résilience des populations, le développement économique, l’économie verte, le soutien aux femmes, aux jeunes afin de pouvoir trouver un emploi », a-t-elle ajouté.

« Nous restons tout à fait engagés aux côtés des populations burkinabè surtout les plus vulnérables dans les mêmes secteurs », Monica Liberati, représentante de l’Ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso.

Il faut noter que le Programme de Résilience et de Cohésion Sociale au Sahel se déroule dans les zones transfrontalières de trois pays de la sous-région. Il s’agit du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Au Burkina Faso, il couvre 9 communes des régions administratives de l’Est (Commune de Kantchari, Diapaga et Botou) et de la Boucle du Mouhoun (communes de Di, Kassoum, Lanfiéra, Barani, Bomborokuy et Nouna).

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