L’Empire du Milieu s’ouvre davantage au Burkina Faso à travers la presse

Sous l’initiative du ministère en charge du commerce de la République populaire de Chine, une quarantaine de professionnels de média burkinabè est en immersion dans l’Empire du milieu depuis le 10 avril 2024. Cette immersion sous forme de séminaire dont l’organisation est confiée au Groupe de communication internationale de Chine (CICG) est une aubaine pour les deux nations de raffermir leurs liens d’amitié à travers les ‘’yeux et les oreilles des deux peuples’’, c’est-à-dire la presse.

L’entrée du Musée du cinéma de Chine (CNFM)

La distance entre le Burkina Faso et la Chine est plus de 10 500 km. Le décalage horaire entre les deux pays est de 8 heures. Mais ces contraintes ne doivent pas constituer un frein à la volonté des peuples de ces nations de se rapprocher, se découvrir afin d’apprendre l’un de l’autre sur le chemin de la quête du bien-être.

C’est ce que pense Han Liqiang, Directeur adjoint du Centre d’études internationales et de formation du Groupe de communication internationale de Chine (CICG). Il l’a d’ailleurs affirmé lors de la cérémonie d’ouverture du séminaire des professionnels des médias burkinabè.

Séance de travail entre la délégation burkinabè et des professionnels de la communication chinois

« Les montagnes et les océans ne peuvent pas empêcher la volonté de la Chine et du Burkina Faso de se rapprocher l’un de l’autre, de se connaître et de mener des coopérations amicales. Ce séminaire est organisé pour permettre aux amis des médias du Burkina Faso de mieux comprendre la Chine et pour construire un pont de confiance et d’amitié mutuelle entre la Chine et le Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Il faut noter que le CICG est la doyenne et la plus grande agence professionnelle de communication internationale de la nouvelle Chine. Elle a été créée en 1949 et compte 26 agences à l’étranger dans 14 pays et régions.

Durant ce séminaire auquel prennent part exactement 43 professionnels des médias, il est non seulement prévu des conférences, mais aussi des visites sur des sites retraçant l’histoire de la Chine. Car pour la majorité des Chinois, il faut découvrir la Chine avant de parler de la Chine.

Des journalistes burkinabè devant les locaux du Groupe de communication internationale de Chine (CICG).

La Chine, avant d’être aujourd’hui l’une des plus grandes puissances au monde, est passée par plusieurs difficultés. C’est ce qu’a rappelé Li Hongfeng, doyenne de l’Institut des études africaines à l’Université des études étrangères de Beijing.

Selon elle, les années 50 jusqu’au début des années 60 ont été marquées par la famine. Les Chinois ont dû travailler pour pouvoir traverser cette période. Et le travail n’a pas seulement été confié à une poignée de personnes. Non. C’est tout le peuple chinois qui s’est mis au travail. Des slogans ont même été lancés pour motiver le peuple chinois. Ce désir de développement s’exprimait aussi par les noms que certains Chinois s’étaient donnés durant cette période. « Une personne avait pour nom, « je veux dépasser l’Angleterre » », a confié la doyenne. La lutte pour sortie de cette période a contribué à diversifier la gastronomie chinoise.

L’urbanisation est allée à un rythme accéléré en Chine, selon les autorités.

Loin de la souffrance liée au manque des années 60, la Chine connaît, depuis plusieurs années, l’abondance. Cette abondance, comme dans la plupart des pays développés du monde, a généré des problèmes à la Chine. Le pays est désormais confronté au coût élevé du logement du fait de l’urbanisation très accélérée, et à l’obésité.

Ces problèmes de type nouveau n’empêchent pas les 56 ethnies de la Chine de vivre pleinement leur culture. Très conservateur, le peuple chinois est resté très rattaché à sa langue et à son écriture composée de plus de 3 000 caractères. Les temples qui ont marqué l’histoire du pays sont très bien conservés et sont devenus des sites touristiques très attrayants.

Les journalistes burkinabè ont eu la chance d’en visiter quelques-uns comme le temple du Ciel. Construit de 1406 à 1420 et situé dans le quartier de Xuanwu au sud de Beijing, sur une superficie de 273 hectares, le temple du Ciel à travers son architecture et tout ce qui le compose, retrace l’histoire de la Chine. Il s’agit d’un endroit sacré composé de plusieurs bâtiments, où se déroulaient les rites et les célébrations religieuses sous le leadership de l’empereur.

Le Temple du Ciel est devenu un lieu qui attire des milliers de touristes. Il peut parfois enregistrer plus de 15 OOO visiteurs par jour, selon le guide touristique. 

Selon Zuo Chao Jackie, guide touristique, le temple du Ciel était considéré comme une passerelle vers le monde céleste. Au regard de son importance, seul l’empereur y accédait pour demander la clémence du ciel afin que les moissons soient bonnes.

Ce temple qui attire désormais plusieurs milliers de touristes étrangers, a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998.

Les hommes de média burkinabè, lors de leur séjour, ont aussi visité le Musée du cinéma de Chine (CNFM). Il s’agit d’une œuvre architecturale inaugurée en 2005 pour célébrer le centenaire du cinéma chinois. Situé également dans la capitale Beijing, le Musée du cinéma de Chine est également une salle d’exposition retraçant l’histoire de l’industrie cinématographique chinois. A l’intérieur, on y trouve par exemple des statuts de célèbres acteurs et réalisateurs tels que Bruce Lee.

Un portrait de Bruce Lee au Musée du film chinois

A l’issue des visites, les journalistes burkinabè n’ont pas caché leur admiration. « C’est une très belle initiative. On voit que la Chine veut s’ouvrir au monde, et surtout, travailler à ce que son histoire puisse inspirer les nations en voie de développement, à l’image du Burkina Faso qui peine à trouver son chemin vers le développement. A travers cette formation, nous avons compris que même après avoir subi les pires humiliations de la vie, on peut se relever, pour peu qu’on ait la volonté, et qu’on soit stratégique et méthodique dans nos actions. La Chine veut apprendre à pêcher à tous les pays en voie de développement au lieu de leur offrir du poisson. La Chine, après des centaines d’années de domination et d’humiliation, est arrivée à se positionner aujourd’hui comme l’une des premières puissances économiques mondiales, pour ne pas dire la première puissance tout court. Elle nous apprend qu’il faut compter sur ses propres forces et travailler sans relâche pour aller de l’avant », a confié Armand Kinda, journaliste au média en ligne burkinabè Minute.bf.

La province du Jiangxi

Les visites se sont poursuivies dans la province du Jiangxi. Là-bas, une partie des séminaristes burkinabè ont pu visiter le Pavillon Tengwang. Il s’agit d’un site touristique chinois situé à Nanchang. Ce pavillon a une hauteur d’environ 60 mètres avec une superficie au sol de 13 000 mètres carrés. Par jour, ce site touristique peut accueillir environ 10 000 personnes. C’est le lieu de noter que le tourisme interne est très développé et encouragé en Chine.

 

Vidéo – Chine : Un développement respectueux de l’environnement

 

Vidéo – Pavillon Tengwang (Chine) : Le site touristique aux dix mille visiteurs journaliers

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