Burkina Faso : Plus de 500 ouvriers témoignent leur gratitude au Chef de l’État

Le ministre en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié a rencontré l’Association des Cantonniers de la Ville de Ouagadougou ce lundi 15 avril 2024. Ces derniers ont remis un message de gratitude au ministre à l’endroit du président de la transition, le Capitaine Ibrahim Traoré. Cette gratitude est exprimée en reconnaissance à l’apport du chef de l’Etat dans la résolution de la crise qui a existé entre les ouvriers et l’autorité communale.

La rencontre du jour entre le ministre Bassolma Bazié et les ouvriers de la commune de Ouagadougou a été voulue par l’Association des Cantonniers de la Ville de Ouagadougou pour exprimer sa satisfaction au chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré pour son apport dans la résolution de la crise qui existait entre les ouvriers et l’autorité communale.

Selon les explications du porte-parole de l’association, Camille Pasgo, le problème remonte à plus de 5 ans et n’avait pas connu de résolution. « Notre tort et péché étaient de solliciter une protection sociale (…). Comme vous le savez, le Burkinabè est patient, tolérant et indulgent. Mais lorsque sa dignité et son honneur sont bafoués, il est prêt à se battre jusqu’au péril de sa vie et cela a été le cas de centaines d’ouvriers », a-t-il laissé entendre.

Dans cette logique, il a ajouté que leur combat a duré pendant plus de 5 ans. Une situation qui n’a pas été sans conséquence pour les ouvriers, selon les explications de Camille Pasgo. A en croire ses propos, « des dizaines d’enfants ont vu leur cursus scolaire  momentanément écourté ». Ajouté à cela, il a mentionné la raréfaction de la pitance quotidienne. En dépit de ces difficultés, les ouvriers n’ont pas faibli, foi du porte-parole de l’association.

Vidéo-Ce que Bassolma Bazié a dit à la mairie de Ouagadougou

« Notre espoir s’amenuisait, car nos interlocuteurs de l’époque ne semblaient accorder aucune importance  à nos préoccupations légitimes et légales. Force est de constater que face à notre souffrance, le Créateur Tout-Puissant a répondu favorablement à notre détresse par le biais de son excellence Ibrahim Traoré », a-t-il martelé.

C’est alors en guise de gratitude que les ouvriers ont remis un trophée de baobab, symbole de longévité, de sagesse et de robustesse au président de la Transition, car disent-ils, « le président a fermement instruit les départements ministériels concernés par le dossier à tout mettre en œuvre pour atténuer notre souffrance ».

« Le Capitaine Ibrahim Traore qui a permis que plus de 517 personnes aient le sourire », Maurice Konaté

Comme acquis de cette médiation du Capitaine Ibrahim Traoré, l’Association des Cantonniers de la Ville de Ouagadougou a mentionné que des centaines de personnes âgées bénéficieront d’une pension retraite, des ayants droit des ouvriers décédés ont été désintéressés et leur association a été légalement constituée.

De son côté, le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a indiqué que la paix établie entre la mairie et ses travailleurs occasionnels est un satisfecit. Selon ses propos, « la hache de guerre a été enterrée depuis longtemps ». « Aujourd’hui, nous nous sommes retrouvés pour célébrer et reconnaitre la valeur d’un homme, le Capitaine Ibrahim Traoré qui a permis que plus de 517 personnes aient le sourire », a-t-il relevé.

Selon ses explications, tous les ouvriers concernés ainsi que les ayant droits ont eu leur part. « Ce qui reste aujourd’hui, c’est la cotisation patronale. Ce sont des milliards que la mairie doit verser à la CNSS. Et ce volet aussi, nous venons de négocier pour pouvoir séquencer les paiements », a dit Maurice Konaté. En guise de perspective, il a indiqué que les différentes parties sont en train de réfléchir sur comment intégrer les ouvriers à la brigade verte de la commune de Ouagadougou.

Le ministre Bassolma Bazié recevant le trophée au nom du Capitaine Ibrahim Traoré

Pour sa part, le ministre en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié, a souligné qu’il est légitime et logique de témoigner sa gratitude quand un acte juste est posé. « Aujourd’hui c’est un grand jour. Ce ne sont pas des louanges d’un homme qu’on fait, mais on reconnait les bonnes actions du Capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il lancé.

Basile SAMA

Faso7

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