Burkina Faso : La 2e édition du Festival international de Graffiti bat son plein à Ouagadougou

La 2e édition du Festival international de Graffiti (GRAFF SAHA) bat son plein dans la capitale burkinabè, Ouagadougou. Débuté le mardi 16 janvier 2024, ce cadre offre l’opportunité à des artistes venus de plusieurs pays de montrer leur savoir-faire dans le domaine du Graffiti. Pour cette édition, la Russie est le pays invité d’honneur.

« Les murs ont des oreilles », c’est sous ce thème que se tient la deuxième édition du festival international de Graffiti (GRAFF SAHA). Tout le long du mur de la cantine de l’aéroport international de Ouagadougou, des artistes venus de plusieurs pays vont faire parler leurs talents.

Selon Ousmane Guigma alias Manoos Guigma, peintre et coordonnateur du festival GRAFF SAHA, le festival a été organisé pour offrir un cadre d’expression aux artistes et permettre une union autour de la même thématique.

Selon ses propos, des ateliers à l’endroit d’une quinzaine de participants, des peintures sur le mur et un concert sont les grandes articulations de ce rendez-vous. « Qui dit Graffiti, dit hip-hop. C’est un mouvement socioculturel et doit clôturer ce festival avec un concert », a-t-il dit avant d’ajouter que le Graffiti est « un art très peu connu au Burkina Faso ».

L’Alliance des États du Sahel représentée lors du festival GRAFF SAHA ©️-Faso7

Il urge alors de fédérer les actions pour vulgariser cet art auprès du grand public. Et pour y arriver, des artistes ont convergé de divers pays de l’Afrique pour prendre part à cette rencontre. « Je suis dedans depuis une quinzaine d’années, mais beaucoup ne savent pas. Il y a certains qui ne savent même pas qu’il y a des graffeurs au Burkina. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de mettre en place ce festival », a déclaré Ousmane Guigma, alias Manoos Guigma.

Faire parler leurs créativités, c’est le mot d’ordre donné aux artistes. Et en 48H de travail, on  note sur le mur des peintures qui représentent des tendances du moment. Des soldats, des héros nationaux, des célébrités, les symboles de l’Alliance des États du Sahel et des créations atypiques, sont les visuels peints sur le mur. De l’avis du coordonnateur du festival GRAFF SAHA, des sous-thèmes ont été développés.

« Les mots sont comme des pistolets chargés qui peuvent blesser », Sié Palenfo ©️-Faso7

Il s’agit entre autres de la paix, l’union, la tolérance, la souveraineté et la résilience. « Comme la nature a horreur du vide, les murs ont horreur aussi de la neutralité », a martelé Manoos Guigma.

Sur l’omniprésence de la lutte contre le terrorisme dans les peintures, il a souligné que c’est une manière pour le festival de soutenir les FDS et de saluer les ambitions des États du Sahel à devenir souverains.

Sur l’une des peintures, on remarque des balles de fusil qui sortent d’une bouche. « La parole est une arme. Les mots sont comme des pistolets chargés qui peuvent blesser. Le festival est une très belle initiative parce que ça permet aux artistes peintres d’apporter leur contribution dans la résilience et dans le combat contre le terrorisme », a signifié Sié Palenfo, graffeur.

« Les murs ont des oreilles »©️-Faso7

Il faut noter que ce festival a refermé ses portes le samedi 20 janvier 2024 avec un concert hip-hop.

Faso7

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