Prévention de l’extrémisme violent : Le « réseau Sahel » lancé au Burkina Faso

Le « réseau Sahel » des organisations non-gouvernementales (ONG) et organisations de la société civile (OSC) a été lancé ce vendredi 12 janvier 2024 à Ouagadougou. Ce réseau se donne pour objectif de prévenir l’extrémisme violent et lutter contre le terrorisme au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

Convaincus que la réponse à la crise sécuritaire multidimensionnelle dans les pays du Sahel ne peut être trouvée uniquement par des actions militaires, l’ONG Think Peace Sahel et le Secrétariat Permanent en charge de la Politique nationale de prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre le terrorisme ont mis en place le « réseau du Sahel ».

Selon Abdou Kola Bocoum, coordonnateur national de Think Peace Sahel, l’objectif du réseau est de renforcer la résilience des communautés face à la crise sécuritaire. Il va offrir un cadre de dialogue et d’échange pour apporter une meilleure compréhension des causes de l’extrémisme violent au niveau du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Egalement, ce réseau va permettre aux jeunes et aux femmes des trois pays de proposer des alternatives concrètes à la violence en collaboration avec les communautés locales et de mobiliser davantage des partenaires pour la recherche de solutions à la crise sécuritaire au Sahel.

« Les actions du réseau auront un impact significatif en renforçant la présence et l’engagement des organisations de la société civile à travers un maillage territorial assez fourni. Cette répartition en termes de zones d’intervention s’adosse à des pôles d’intervention assez stratégiques pour les membres du Réseau », a déclaré Abdou Kola Bocoum, en ajoutant  que ce réseau regroupe une soixantaine d’associations  et d’ONG avec 6 000 acteurs.

« Les actions du réseau auront un impact significatif », Abdou Kola Bocoum, coordonnateur national de Think Peace Sahel.

Au Burkina Faso, les membres du Réseau interviennent à Kaya, DjiboDoriGorom-GoromBanforaDédougouOuahigouya et Bobo-Dioulasso. Au Mali, ils interviennent à KayesKoulikoroSikassoSégouMoptiBandiagaraMénakaGao, Tombouctou, Kidal et Bamako. Au Niger, ils interviennent dans les zones de Tillabéry, Diffa, TahouaDossoAyerouOuallamMaradi et Zinder.

« Ils auront l’occasion de travailler en synergie entre autres sur les pôles de changement climatique, Paix et Sécurité, de Prévention de la radicalisation en milieu carcéral, d’Autonomisation des jeunes et des femmes, de Prévention contre l’extrémisme violent et le terrorisme et de  Réhabilitation et réintégration des ex-combattants », a informé Abdou Kola Bocoum.  

De l’avis du Ministre délégué des ressources animales, Dr Amadou Dicko, cette initiative est d’une signification particulière, car elle s’inscrit dans les objectifs et dans les aspirations des autorités du Mali du Niger et du Mali

« Les défis sécuritaires auxquels les trois pays du Sahel sont confrontés exigent une collaboration sans faille et ce réseau constitue une étape essentielle dans cette direction », a-t-il déclaré

A travers la mise en place de ce réseau, les Organisations membres ont renouvelé leur engagement auprès des autorités des trois pays et des partenaires techniques et financiers, en vue d’apporter leur contribution à la paix et à la stabilité au Sahel suivie de la restitution et de la formation des membres du Burkina Faso.

Le lancement de ce réseau se tient du 12 au 13 janvier 2024, suivi de la restitution et de la formation des membres du Burkina Faso.

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