Commémoration du 3-Janvier 1966 : La contribution du mouvement syndical à l’ancrage démocratique au cœur d’un panel à Ouagadougou

À l’occasion du 57e anniversaire du soulèvement populaire du 3 janvier 1966, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) a organisé un panel ce 3 janvier 2023 à Ouagadougou, centré sur le thème « Contribution du mouvement syndical à l’ancrage de la démocratie au Burkina Faso ».

Le panel s’est articulé autour de deux sous-thèmes, dont « Les défis actuels des luttes syndicales dans un contexte de lutte contre les groupes armés terroristes », présenté par Norbert Ouangré, président de la commission Presse de l’UAS. Ce dernier a souligné que l’UAS, à l’origine engagée dans la défense des droits socio-économiques et des libertés, s’inquiète actuellement de plusieurs enjeux.

La première préoccupation évoquée concerne l’insécurité. Norbert Ouangré a exprimé des réserves sur la communication officielle, soulignant que, malgré des progrès apparents dans la lutte contre le terrorisme, la situation est complexe. Il a critiqué le manque de reconnaissance des pertes dans les affrontements avec les groupes terroristes par les médias d’État.

« (…) Depuis plus d’une année, il n’est plus décrété de deuils nationaux pour rendre hommage aux victimes du terrorisme alors que les informations font état d’importantes pertes en vies humaines de FDS (Forces de Défense et de Sécurité), de VDP (Volontaires pour la défense de la Patrie) et de civiles », a déploré le paneliste.

La deuxième préoccupation porte sur l’atteinte aux libertés, caractérisée par l’interdiction des activités des partis politiques et d’organisations de la société civile (OSC), la permission des activités des OSC favorables au pouvoir. Norbert Ouangré a également soulevé des inquiétudes quant à l’atteinte à la liberté d’opinion, illustrée par des « réquisitions sanctions » et des incidents d’enlèvement.

La troisième préoccupation concerne l’adoption à l’Assemblée Législative de Transition (ALT) du projet de loi portant révision du Code de Travail, retiré ultérieurement par le Gouvernement de la Transition.

La quatrième préoccupation a été identifiée comme l’absence de transparence dans la gestion des ressources allouées à la défense et la sécurité.

La cinquième préoccupation qui a été soulevée concerne la transaction dans le cadre du dossier en lien avec l’affaire charbon fin opposant l’Etat burkinabè à la société minière Iamgold Essakane. Norbert Ouangré a exprimé des doutes quant à la pertinence et l’objectivité de cette transaction, appelant à la transparence sur cette affaire. « Ainsi donc, la lumière ne sera pas faite sur cette affaire qui a fait couler tant d’encre et de salive », a-t-il déclaré.

Enfin, une autre préoccupation a été la mise à l’écart de l’Unité d’action syndicale (UA) par les autorités, dans certaines décisions qui concernent les travailleurs.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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