Burkina Faso : Ouverture conjointe du Festival Ciné droit libre et du Festival dialogues des corps

Le festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression, Ciné droit libre et le festival de dialogues des corps ont conjointement débuté respectivement leur 17e et 14e édition ce 9 décembre 2023 à Ouagadougou.

« Corruption, le nouveau terrorisme ? » , c’est sous ce thème que s’est ouvert la 17e édition du festival Ciné droit libre conjointement à celui du festival de dialogues des corps au centre de développement chorégraphique (CDC) la termitière.

L’objectif visé à travers cette ouverture conjointe est de mettre en exergue le rapport qui existe entre la liberté d’expression, les droits humains et la danse. A écouter Abdoulaye Diallo, coordonnateur du Festival ciné droit libre, les deux événements sont liés, car ils contribuent a dénoncé les tares de la société.

« On a démontré ce soir que les deux concepts vont ensemble et les deux concepts peuvent converger pour dénoncer, pour aussi sensibiliser sur les phénomènes sociaux qui peuvent mettre en mal notre vivre-ensemble, notre cohésion sociale », a expliqué Abdoulaye Diallo.

Les spectateurs du jour ont eu droit à la présentation d’un extrait des deux arts pour marquer officiellement l’ouverture des festivités. L’extrait du film d’Amina A Mamani titré « L’envoyé de Dieu », a tenu en haleine les passionnés du 7e art engagés pour l’éradication des maux, notamment l’hydre terroriste. Quant aux amoureux de la danse, la chorégraphie « Clameurs des arènes », mise en scène par Salia Sanou, chorégraphe international, a été servie au public en vue de rendre hommage à tous les jeunes qui se battent sur le continent africain.

Selon le chorégraphe, cette mise en scène est une représentation du combat quotidien de la vie et en le véhiculant à travers des représentations artistiques cela contribue à l’éradication des maux que vivent les populations.

« Les populations vivent ces réalités. Des propos artistiques et culturels, les amènent encore à réfléchir, à se questionner et aussi à dialoguer », a souligné Salia Sanou.

Le représentant du ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Etienne Songré, ainsi que le parrain des deux éditions, Alioune Tine, ont tenu à saluer le dynamisme créatif et l’engagement des initiateurs. Pour eux, cela rentre en droite ligne avec l’union que prône toutes les sociétés.

« En unissant ces deux formes d’art, le Festival dialogues de corps et le festival ciné droit libre créé un dialogue unique fusionnant la puissance du mouvement avec la narration cinématographique », a lu Etinne Songré.

Du 9 au 16 décembre, il sera question de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme. Le 10 décembre 2023, il est prévu des prestations d’artistes sur le site du village du festival sur le terrain du lycée newton, des projections de film et des Master class sur des thématiques du moment.

Cheick Habib Désiré BAYILI (Stagiaire)

Faso7

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