Burkina Faso : Plus de 80 tonnes d’engrais frauduleux saisies par le ministère chargé de l’agriculture

Le ministère en charge de l’agriculture a présenté ce mercredi 6 décembre 2023, des engrains frauduleux stockés dans l’un de ses magazines, dans la ville de Ouagadougou. Ces engrais de plus de 80 tonnes ont une valeur de près de 600 millions F CFA.

Le ministère chargé de l’agriculture en collaboration avec les Force de Défense et de Sécurité a saisi plus de 80 tonnes d’engrais non-conformes. Ces engrais ont été présentés ce mercredi 6 décembre 2023 à Ouagadougou. Selon le directeur général des productions végétales, au ministère chargé de l’agriculture, Prospère Zemba, le ministère a eu l’information sur la base de dénonciation, qu’un commerçant faisait des reconditionnements et fraudes des engrais.

« Nous avons fait des prélèvements et nous avons effectué des analyses au laboratoire national des sols et il s’est avéré que les formulations inscrites sur le sac ne sont pas conformes à ce qui est à l’intérieur du sac. Et aussi, les poids ne sont pas conformes à la réglementation parce qu’un sac d’engrais est de 50 kilos », a-t-il noté.

Selon lui, il y a plusieurs types de fertilisants et de formulations qui existent sur le marché. C’est pourquoi, ils ne qualifient pas d’engrais de mauvaise qualité sur la base de formulation.  

« Nous disons qu’un engrais est de mauvaise qualité lorsque dans cet engrais, il y a des éléments toxiques à l’intérieur. S’il n’y a pas d’élément toxique et que l’engrais porte le nombre de fertilisant correcte en ce moment nous regardons ces valeurs. Sur le sac, est ce que ce sont ces valeurs qui sont écrites », a-t-il déclaré.  

De son avis, certains commerçants s’adonnent à la réutilisation des sacs d’autres importateurs pour des reconditionnements et cette pratique porte préjudice aux commerçants qui travaillent dans la légalité.

« Aujourd’hui la loi est claire, tout importateur, tout commerçant, tout fabricant doit avoir un agrément avant de pouvoir travailler dans le secteur des engrais selon le niveau dans lequel il veut travailler », ajouté le directeur général Zemba.

Il faut noter que les autorités ont adopté l’offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 pour l’atteinte de l’autosuffisance sur le plan alimentaire et dans la production agricole. Ainsi, le ministère travaille pour que les producteurs puissent avoir des intrants de qualité.  

A ce titre, les engrais, un intrant majeur aujourd’hui, fait l’objet de contrefaçon et de fraude de la part de certains commerçants et des importateurs, selon Prospère Zemba.

Il a informé qu’en application de la loi 026 de 2007, qui institue un contrôle des engrais au Burkina Faso, le ministère chargé de l’agriculture avec l’appui des forces de défense et de sécurité intensifiera le contrôle sur la qualité des intrants notamment les engrais.

« Aujourd’hui la loi est claire, tout importateur, tout commerçant, tout fabricant doit avoir un agrément », Prospère Zemba, directeur général des productions végétales au ministère chargé de l’agriculture.

Cette loi est en application depuis 16 ans. Au regard de la dynamique régionale et sous régionale et internationale, cette loi est en cours de relecture. Ce qui permettra de prendre ces dynamiques en compte afin que la loi puisse être appliquée pour assainir le secteur de l’engrais et de façon générale du secteur des intrants.  

Selon le directeur général des productions végétales, ce commerçant, qui s’est adonné à cette fraude, encourt une d’emprisonnement allant de 3 à 6 mois assortie d’une amende  d’au moins un million. « L’objet de la loi est de pouvoir augmenter ces peines et ces amendes pour dissuader d’éventuels commerçants qui vont s’adonner dans ce genre de pratique », a-t-il affirmé.

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