Région des Hauts-Bassins : Le Conseil économique et social s’ouvre aux forces vives

Le Conseil économique et social (CES) a tenu une rencontre d’échanges et d’informations avec les forces vives de la région des Hauts-Bassins, ce mercredi 29 novembre 2023. Une rencontre voulue pour présenter l’institution.

Présenter l’institution et échanger avec les forces vices de la région des Hauts-Bassins, tels ont été les objectifs qui ont conduit le conseil économique et social (CES) a effectué le déplacement dans la ville de Sya. Selon le président de l’institution, Bonaventure Ouédraogo, depuis l’année 2013, le CES organise des rencontres d’échanges avec les forces vives des régions.

Pour lui, cette initiative d’aller vers les forces vives crée la proximité et l’échange, et permet à l’institution de s’ouvrir à différents acteurs de grande importance pour la vie de la nation. Selon ses propos, après la région du centre-Ouest en 2021 et celles du Plateau central et du Centre-sud en 2022, le CES a convenu de consacrer les rencontres de 2023, aux forces vives des Hauts-Bassins et des Cascades.

Il a aussi indiqué que le CES a été renouvelé à près de 90% en octobre 2021 et a pris solennellement l’engagement d’innover, d’être efficient et d’apporter sa pierre à l’édification d’une nation encore plus unie, plus solidaire, plus forte et plus prospère. Bonaventure Ouédraogo a laissé entendre que le CES est à la fois un organe d’aide à la décision au service des gouvernants et un organe d’anticipation des changements sociaux. Ses conseillers au nombre de 90 sont issus de 32 secteurs socioéconomiques du pays.

Il a précisé que le CES peut être saisi par le chef de l’Etat ou par le gouvernement sur des problématiques majeures. Le CES a aussi la possibilité, ajoute-t-il, de s’auto saisir des thèmes qu’il estime important pour la nation. À en croire le président du CES, cette année, la première session de son institution s’est penchée sur l’impact de la crise sécuritaire sur le secteur agro sylvo pastoral et la deuxième a porté sur la problématique de la qualité des infrastructures publiques au Burkina Faso.

Le président du CES, Bonaventure Ouédraogo

« Nous avons remarqué que ces dernières années, nous avons des infrastructures qui se détériorent de façon précaire ou qui s’écroulent pendant que le chantier est en cours. Les contrôleurs naturels à savoir la pluie et le vent ont décoiffé des toits de bâtiments qui n’avaient pas encore été réceptionnés et des voies se sont dégradées dès la première pluie. (…) Nous ne visons pas à jeter l’anathème sur les professionnels du domaine, encore moins de peindre en noir leur réalisation, mais il est à noter qu’il y a de grandes défaillances en matière de qualité et le CES a estimé nécessaire de se pencher sur ladite problématique », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, le Gouverneur de la région, Mariama Konaté a, au nom des forces vives des Hauts-Bassins, exprimé sa gratitude au CES pour le choix de cette région. Pour elle, cette rencontre permettra à la population des Hauts-Bassins de connaître davantage le CES et mesurer l’importance de son rôle pour la constitution du pays. À cet effet, elle les a invités à une participation active aux travaux et d’en tirer le meilleur afin d’être des ambassadeurs du CES à travers le pays.

Moussa Koné (collaborateur)

Faso7

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