Lutte contre la dengue au Burkina Faso : Le ministre Robert Lucien Kargougou interrogé par les députés

Le ministre en charge de la santé, le Dr Robert Lucien Kargougou, était face aux députés de l’Assemblée Législative de Transition ce mardi 28 novembre 2023, au cours d’une séance plénière, pour répondre à des questions relatives au plan national de riposte contre la dengue, au bilan des opérations de démoustication et les perspectives.

Les questions adressées au ministre ont été posées par la députée Marie Angèle Tiendréobogo/Kalenzaga. Il s’agit de questions qui ont porté sur l’origine exacte de la dengue, le nombre de personnes touchées, la riposte et l’appui du partenaire russe.

Selon le ministre Robert Lucien Kargougou, la dengue, causée les moustiques du genre Aedes a été notifiée pour la première fois au Burkina en 1925. L’urbanisation rapide des villes et à la présence d’écosystème sont des facteurs favorables à la prolifération et à l’entretien des moustiques responsables de la survenue régulière des flambées de cas de dengue, a également indiqué le ministre. 

« Entre le 1er janvier et le 19 novembre 2023, les structures de santé ont enregistré 123 804 cas suspects, 56 637 cas probables et 570 décès soit une létalité de 1 % », a-t-il informé.

De l’avis du ministre, il existe 4 types sérotypes/formes. Il s’agit du DENV1DENV2DENV3 et DENV4.

« Pour cette épidémie en cours, le sérotype 3 (DENV3) est le plus dominant avec une proportion de 81,8 %, suivi du sérotype 1 (15,8 %) et du sérotype 2 (0,7 %). Par contre, le sérotype 2 était le plus dominant au cours de l’épidémie de 2017 avec une proportion de 64 % », a informé Robert Lucien Kargougou.

« Pour cette épidémie en cours, le sérotype 3 (DENV3) est le plus dominant avec une proportion de 81,8% », Robert Lucien Kargougou, ministre de la santé.

Plusieurs mesures ont été prises par le département de la santé afin de lutter contre cette épidémie. Il s’agit entre autres de l’activation du centre local du Corus à Bobo et à Ouaga dans le Centre avec des incidents managers qui ont activé un plan d’action d’incident.

A cette mesure s’ajoutent, la mobilisation des ressources financières auprès du budget de l’Etat et des partenaires et l’augmentation des capacités d’accueil par l’installation de tentes et de lits supplémentaires au niveau de certaines structures de santé, l’acquisition et mise à la disposition des CHU de Ouaga et de Bobo-Dioulasso, des médicaments et des consommables d’urgence pour la prise en charge.

Sur la contribution des partenaires du Burkina Faso, notamment la Russie, dans la lutte contre la dengue, le premier responsable de la santé, a informé que le pays a apporté son aide. 

 » Le pays a pu bénéficier d’une assistance technique assortie de recommandations pour la riposte, d’un don d’un laboratoire mobile, de kits de réactifs et de combinaisons individuelles pour le renforcement des capacités de diagnostic du Laboratoire de référence des Fièvres hémorragiques et virales, d’un don d’insecticides pour la pulvérisation », a répondu Robert Lucien Kargougou.

A la fin de la session plénière, la députée Marie Angèle Tiendréobogo/Kalenzaga dit être satisfaite.

« Nous voyons que beaucoup de choses sont faites sur le terrain, par le gouvernement, par le ministère et la conjugaison de tous ces efforts, nous voyons que l’épidémie est en train de baisser », s’est-elle exprimée.

« Nous voyons que  beaucoup de choses sont faites sur le terrain »,Tiendréobogo/Kalenzaga, députée, auteure de la question orale.

Le premier responsable de la santé a assuré que la maîtrise de la dengue nécessite de fortes actions de salubrité pour minimiser la prolifération des gîtes larvaires et le développement des moustiques en période hivernale et hors hivernale. Cependant, ces actions doivent se faire dans un cadre de concertation multisectorielle et avec l’implication des collectivités et des ménages.

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