Bobo-Dioulasso : La ministre Nandy Somé propose des métiers aux mendiantes déplacées internes

La Ministre en charge de l’Action Humanitaire, Nandy Somé, a procédé au lancement de l’opération de retrait et de réinsertion socioéconomique des femmes, enfants, jeunes déplacés internes et autres personnes vulnérables en situation de mendicité. C’était ce 7 octobre 2023.

Lors de ce lancement, Nandy Somé a décliné les grandes lignes de ladite opération. Il s’agira de « retirer 200 femmes, enfants, jeunes déplacés internes et autres personnes vulnérables en situation de mendicité dans la commune de Bobo-Dioulasso », a-t-elle laissé entendre. Elle a ajouté qu’à terme, il s’agit de vider la ville des PDI mendiantes.

Cette opération, à en croire la ministre, se fera dans le respect de la dignité des personnes cibles et tiendra compte de leur avis. Dans la pratique, il appartiendra aux personnes vulnérables en situation de mendicité de choisir le métier qu’elles aimeraient exercer et le ministère se chargera d’assurer la formation, a confié madame la ministre.

Des nigériens en situation mendicité à Bobo-Dioulasso

Après le lancement de cette initiative, Nandy Somé s’est rendue sur des sites de personnes déplacées internes de la ville de Bobo-Dioulasso pour constater la situation des femmes et enfants vulnérables qui s’y trouvent. Elle a rencontré des mendiantes au bord des voies publiques, en pleine circulation, pour leur expliquer son offre.

Au niveau du premier site visité, la barrière linguistique n’a pas facilité les échanges entre madame la ministre et ses visités du jour. Ces dernières sont pour la plupart des nigériennes. C’est au niveau du second site site que la ministre a pu avoir des échanges francs sans intermédiaires avec les personnes vulnérables.

Elles se sont dites disposées à accepter l’offre du gouvernement à leur égard. Agée de 20 ans et mère de jumeaux, Florence Yaméogo est l’une d’elles. Elle s’est retrouvée en situation de mendicité parce que son mari serait en prison, selon ses dires. Elle se dit néanmoins disposée à quitter la rue pour exercer un métier. Florence Yaméogo désire être une couturière.

En rappel, la même initiative avait été lancée à Ouagadougou en mars 2023. La ministre était également partie sur le terrain, à la rencontre de mendiantes.

Moriba KEITA

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