JPICC 2023 : Les acteurs culturels invités à développer des solutions endogènes pour sauver la culture burkinabè

La 7e édition des Journées de promotion des industries culturelles et créatives (JPICC) a ouvert ses portes ce 05 septembre 2023 à Ouagadougou. Regroupant les entrepreneurs culturels et les investisseurs, cette édition se veut être le lieu de trouver des solutions endogènes pour le développement du Burkina Faso.

Initiées en 2013 par le ministère en charge de la culture et du tourisme, les journées de promotion des industries culturelles et créatives se veulent être le cadre pour les entrepreneurs culturels, les investisseurs et les mécènes de réfléchir sur les stratégies afin de développer l’entrepreneuriat culturel, explique Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre en charge de la culture et du tourisme. C’est aussi le lieu, dit-il, pour les acteurs de la culture de renforcer leur collaboration et de contribuer ainsi au développement de l’économie nationale.

“ C’est l’occasion de saluer l’investissement des acteurs de cet écosystème de la culture et les encourager en les invitant à la réflexion dans les panels afin que des solutions innovantes puissent être trouvées. Imaginé un seul instant si en plus de la crise sécuritaire que le Burkina traverse, notre secteur de la culture dans son ensemble n’avait pas été aussi résilient, ce que aurait été l’état d’esprit des Burkinabè aujourd’hui sans ces manifestations culturelles, sans ces événements tout aussi innovants que nous avons tous les jours” , ajouté Jean Emmanuel Ouédraogo.

A cette édition de 2023 placée sous le thème « Dynamisation des industries culturelles et créatives burkinabè dans un contexte sécuritaire difficile : quelle synergie entre entrepreneurs et investisseurs ? », l’accent sera mis durant 02 jours sur la recherche de financement pour les différentes activités culturelles à travers des panels. Selon Jean Emmanuel Ouédraogo, la question économique étant dans tout le processus de création d’une entreprise culturelle, son ministère a mis en place des mécanismes pour permettre le financement de projets culturels et artistiques, à savoir le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).

“ Je suis convaincu que le contexte national marqué par une raréfaction des sources de financement commande que le monde culturel développe des solutions endogènes pour la survie des activités culturelles. A cette approche devrait être associée une philosophie des acteurs culturels résolument tournée vers la recherche de nouveaux partenaires. Toute chose à laquelle s’attellent les plus hautes autorités de notre pays », a conclu Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre chargé de la Culture et du tourisme. 

A l’ouverture de cette édition des JPICC, les mécènes et sponsors ont reçu des attestations de reconnaissance pour leur contribution dans le développement du secteur culturel au Burkina Faso.

Cheick Habib Désiré BAYILI (Stagiaire)

Faso7

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page