Validation de l’ITIE-Burkina Faso : Le collège de la société civile dénonce « un retard inhabituel »

La société civile, partie prenante de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) au Burkina Faso a expliqué aux OSC membres de l’ITIE la cause du retard dans le processus de validation du Burkina Faso ce mardi 18 juillet 2023 au siège du Secrétariat Permanent l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (SP-ITIE) à Ouagadougou.

Le retard sur la validation du Burkina Faso à l’ITIE internationale est la grande préoccupation qui interroge le collège de la société civile au comité de pilotage de l’ITIE. Selon le Président de ce collège, l’ITIE internationale devait statuer sur le rapport 2020 de l’activité extractive au Burkina Faso depuis le mois de mars 2023, mais jusqu’à présent, il constate « un retard inhabituel ».

La cause du retard dans la validation du Burkina Faso selon Jonas Hien, est due « aux jugements » que l’ITIE internationale « est en train de faire sur le Burkina Faso » tout en s’écartant des principes de validation d’une ITIE contenus dans le guide de validation.

Parmi les éléments évoqués par l’ITIE internationale et cités par Jonas Hien, il y a entre autres la situation sécuritaire du pays qui est qualifiée de « chaotique », la suspension de France 24 et de RFI et le recrutement des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Pour lui, ces éléments ne font pas partie du guide et ne peuvent être considérés dans l’évaluation du rapport que le Burkina Faso a soumis qui date de 2020.

« Une guerre par procuration contre le Burkina Faso « 

La présente évaluation qui n’est pas vue de bon œil par le collège de la société civile est la première “bisbille” que l’ITIE du Burkina Faso rencontre dans le cadre d’une évaluation depuis son adhésion à l’ITIE internationale. Cette fois-ci “l’ITIE internationale a pratiquement mis de côté ses principes et s’est étaler à analyser la gouvernance politique de notre pays basé sur le fait que nous sommes un régime militaire”, a insisté le président du collège de la société civile.

Il est donc “inacceptable”, dit-il, que l’ITIE internationale “serve  au Burkina Faso des choses qui n’ont rien avoir avec l’ITIE internationale”. Pour lui, « L’ITIE internationale mène une guerre par procuration contre le Burkina Faso » en faveur de ses grands bailleurs de fonds qui qualifient le pays “d’anti-français et d’anti-européens”.

Au cours de la rencontre avec les OSC membres de l’ITIE, le collège va rendre compte du rapport provisoire de l’ITIE internationale à l’ensemble de la société civile.

L’ITIE a été créée en 2008 au Burkina Faso. Elle cherche à promouvoir la collaboration entre parties prenantes pour aboutir à un secteur plus performant et responsable, jouant un rôle majeur dans le développement.

Frédéric R. ZOUNDI (Stagiaire)

Faso7

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