Tribune | Appel de Manega : « Quatre années au service de la paix et de la cohésion sociale »

Ceci est une tribune de l’Appel de Manega.

Il y a quatre ans, le 15 juin 2019, une centaine de personnalités, aujourd’hui plus de trois cent ont signé l’Appel de Manega, dont l’objectif principal était de lancer une concertation nationale en vue de construire un nouveau pacte social au Burkina Faso.

A cette époque déjà, la situation nationale était extrêmement  préoccupante ; de nos jours, cette situation s’est très largement dégradée autant du point de vue sécuritaire que politique, économique et social.

Ainsi, non seulement le pays est en proie à des multiples attaques armées sur  la quasi-totalité des territoires ruraux, provoquant une masse de déplacés internes, mais surtout depuis décembre 2022, le Burkina Faso est sorti de la voie Constitutionnelle avec l’arrivée au pouvoir de l’armée.

Autant dire que les valeurs de l’Appel de Manega, village emblématique de notre identité culturelle, sont désormais une boussole pour un nombre croissant de Burkinabè conscients de la gravité de la situation et de la nécessité d’en sortir la tête haute.

Notre mission se décline maintenant en sept points :

  • premier point : Prévenir les effets dévastateurs de fractures de notre société (politique, ethnique, générationnel, etc.);
  • deuxième point : Préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans toutes les zones du pays;
  • troisième point : Réaffirmer l’égalité de toutes les ethnies, de toutes les cultures, de toutes les religions dans le but de construire un consensus national ;
  • quatrième point : Rappeler le caractère sacré de la vie humaine et la nécessité pour les institutions et les acteurs de l’Etat d’assurer la sécurité humaine de tous les Burkinabè, dans toutes les zones du pays ;
  • cinquième point : Lutter contre l’ostracisme et l’exclusion dans tous les processus gérés par l’Etat ou par des organisations privées ;
  • sixième point : Promouvoir la solidarité nationale à l’endroit de toutes les victimes de la crise actuelle avec une attention particulière aux femmes et aux enfants ;
  • septième point : Affirmer avec fermeté la nécessité de revenir à un ordre constitutionnel, de sorte que la composante civile soit dans un état d’équilibre avec la composante militaire.

Nombre de Burkinabè se reconnaissent dans ces missions et y voient un processus capable  de déboucher sur une solution collective et durable à la crise que nous traversons.

Ce quatrième anniversaire est donc l’occasion de relancer l’Appel de Manega, d’y apporter sa contribution et de le promouvoir dans le débat public.

Plus nous seront nombreux, plus nos idées auront de la force.

Pour l’Appel de Manega :

Le Secrétaire Général : Lookman Sawadogo et par délégation, le Président du Comité Technique et Scientifique : Dr Evariste Faustin Konsimbo

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