Santé : 48 heures de réflexion sur la néphrologie au Burkina Faso

La Société Burkinabè de Néphrologie (SOBUNEPH) tient du 31 mai au 1er juin son premier congrès à Ouagadougou. Le lancement officiel du congrès est donné dans la soirée de ce mercredi 31 mai 2023 par la chargée de mission du ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Dr. Antoinette Valian/Bougma dans la salle de conférence du CHU de Tengandogo.

Pendant 48 heures, les congressistes vont poser des réflexions plurielles sur la néphrologie au Burkina Faso. « La pratique néphrologique en Afrique au Sud du Sahara, enjeux et perspectives » est le thème retenu pour les différents panels et tables rondes. Les acteurs réunis à ce congrès auront pour tâche de trouver des moyens efficaces afin de permettre d’une part aux gouvernants de mettre en place des politiques efficientes pour le traitement de maladies chroniques non transmissibles. Aussi, les échanges permettront aux participants d’acquérir de nouvelles connaissances sur ces maladies à travers les expériences partagées des pays invités.

En effet, plusieurs panélistes et acteurs de la santé publique sont venus du Mali, de l’Algérie, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et bien d’autres pays. Ils partagent actuellement leurs expériences au congrès.

La néphrologie intervient dans la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies rénales. Aujourd’hui, la question est devenue cruciale, car selon l’OMS, plus de 850 millions de personnes sont affectés par les problèmes rénaux. Le Burkina Faso qui s’en est pris trop tard « ne compte que 34 néphrologues répartis dans 7 hôpitaux », a indiqué la représentante du ministre de la Santé à cette cérémonie, Dr. Antoinette Valian/Bougma.

Pour elle, en dépit de la crise sécuritaire, la Société Burkinabè de Néphrologie a fait preuve « de résilience pour tenir ce congrès ». Dans le même sens, le Président de l’Association Africaine de Néphrologie, le Pr. Abdou Niang a félicité la SOBUNEPH pour l’organisation de ce premier congrès.

La néphrologie a moins de 30 ans au Burkina Faso, mais selon le président de la Société BurkinabèPr. Lengani Adama, aujourd’hui, la spécialité « connaît une avancée non négligeable« .

« Avant 2006, il y avait un ou deux néphrologues » au Burkina Faso se remémore-t-il. Pour lui, si la situation s’est améliorée, c’est grâce au soutien de la formation d’Abidjan, de Dakar et de Bamako. Cependant, de nos jours, le Burkina Faso y apporte sa contribution. C’est ainsi que « cette activité – le congrès – a pour but d’apporter au moulin en cours de l’eau. Que les connaissances, les échanges avec nos amis des pays limitrophes, de ceux de l’Afrique du Nord et de France nous permette d’améliorer notre niveau de connaissance sur le plan théorique et surtout la pratique », a indiqué le Pr. Lengani Adama.  

La cérémonie d’ouverture du congrès a été rythmée par des prestations artistiques. Le congrès qui s’est ouvert officiellement dans la soirée avait déjà commencé à donner de la voix aux congressistes et les échanges se poursuivent jusqu’au 1er juin.

Frédéric R. ZOUNDI (Stagiaire)

Faso7

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