Coopération : Le Burkina Faso et l’Union Européenne en dialogue politique

La 16e session du Dialogue politique entre le Burkina Faso et l’Union européenne et ses Etats membres a eu lieu ce mardi 28 février 2023, à Ouagadougou. Présidée par le ministre d’Etat, Ministre en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié, représentant le chef du gouvernement, cette session a plusieurs objectifs dont l’un est d’échanger sur l’état de la coopération.

En vue d’échanger sur l’état de leur coopération, de faire le bilan des engagements pris de part et d’autre et d’analyser l’évolution de la situation sociopolitique et humanitaire, le Burkina Faso et l’Union européenne et ses Etats membres se sont réunis autour d’un dialogue politique, ce mardi 28 février 2023, à Ouagadougou. Ce dialogue politique est pour le Burkina Faso, un cadre de plaidoyer pour plus d’actions multidimensionnelles, génératrices de transformations à fort impact sur le quotidien des populations.

Les relations entre le Burkina Faso et l’Union Européenne datent de 1959.

Dans son discours lu par le ministre chargé de la Fonction publique, Bassolma Bazié, le Premier ministre Apollinaire Joachimson de Tambela a noté que les actes terroristes ont entrainé, selon le CONASUR, 1 850 293 personnes déplacées internes à la date du 1er janvier 2023, avec 6 253 écoles fermées et 160 services de santé fermés; ce qui a amené le Burkina Faso, dans son élan de résilience, à adopter le Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement (PA-SD) axés sur quatre piliers prioritaires. Il s’agit de la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité territoriale, la réponse à la crise humanitaire, la refondation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance et la réconciliation nationale.

« La situation exceptionnelle que vit mon pays requiert un plan d’action aussi ambitieux et réaliste dont l’implémentation exige un soutien franc, constant et approprié de tous les partenaires et amis du Burkina Faso au nombre desquels, l’UE et ses états membres occupent une place de choix », a-t-il affirmé.

Selon la ministre en charge des affaires étrangères Ragnaghnèwendé Olivia Rouamba, la tenue de la présente réunion, au lendemain de l’adoption du nouveau référentiel, le PA-SD, trouve toute sa pertinence. Elle permettra de mener des échanges francs et constructifs sur les questions d’intérêt d’ordre politique, socio-économique sécuritaire et humanitaire. Il s’agira de façon concrète de passer en revue les différents secteurs prioritaires qui constituent justement la vision du moment de la transition, dont la question sécuritaire qui est un pilier très important.

Outre cette question, les différentes thématiques qui seront abordées doivent prendre en compte la priorité du gouvernement de la Transition et aussi des suggestions qui pourront être faites par l’Union européenne, de l’avis de Ragnaghnèwendé Olivia Rouamba. Cela viserait à aplanir la coopération et à tirer le bénéfice de part et d’autre.

La première responsable de la coopération a assuré que la question sécuritaire est au cœur de leurs préoccupations et elle l’a relevé lors de son entretien en tête-à-tête avec le Directeur général adjoint pour l’Afrique au Service européen pour l’action extérieure.

« Quand j’ai soulevé cet aspect des choses, il n’a pas manqué de relever la question cruciale de la position géographique et géopolitique du Burkina Faso dans la sous-région et il est évident que, bilatéralement, on va échanger, mais la question aussi sous régionale est une question de préoccupation parce que les relations entre le Burkina Faso et ses pays voisins s’inviteront et au-delà la question sous régionale notamment avec la CEDEAO et l’Union Africaine vont inéluctablement s’inviter dans ses échanges », a-t-elle déclaré en assurant que la partie burkinabè est tout disposée et disponible à collaborer franchement sur les secteurs clés qui sont les siens.

Ragnaghnèwendé Olivia Rouamba a laissé entendre que la partie burkinabè est tout disposée et disponible à collaborer franchement sur les secteurs clés qui sont les siens.

Bernard Quentin, Directeur général adjoint pour l’Afrique au Service européen pour l’action extérieure, a laissé entendre que l’UE et le Burkina Faso ont besoin de raffermir leur partenariat. « C’est évident que le programme d’action pour la stabilisation et le développement est déjà un excellent cadre dans lequel nous pouvons travailler. Nous travaillons déjà beaucoup avec le gouvernement burkinabè pour toutes les questions de sécurité, les questions humanitaires et des questions de développement. Nous devons maintenant voir comment nous pouvons améliorer cette coopération », a annoncé Bernard Quentin.

Le Directeur général adjoint pour l’Afrique au Service européen pour l’action extérieure a souhaité que la Transition soit un succès dans ce qu’elle s’est proposé elle-même de réaliser et a assuré de la présence de l’UE aux côtés de la Transition pour la réalisation de tous ses objectifs.

Le  Directeur général adjoint pour l’Afrique au Service européen pour l’action extérieure, Bernard Quentin,  a souhaité que la Transition soit un succès.

« Ce qui est important, c’est de voir comment on peut être là. L’UE, elle, est là de manière complète, peut-être pas toujours avec la même intensité, le même calendrier dans les différentes actions qui sont menées et c’est l’objet de cette double mission à la fois à travers le dialogue politique et aussi la mission interservices », a-t-il précisé.

Il est à noter que les relations entre le Burkina Faso et l’Union Européenne datent de 1959 et sont régies par le Traité instituant la Communauté Economique Européenne, aujourd’hui Union Européenne et l’Accord de partenariat ACP-UE, connu comme l’Accord de Cotonou. Conformément aux dispositions de l’article 8 de l’accord de Cotonou, les deux parties entretenant des rapports de coopération mènent un dialogue politique qui est à la 16e session.

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