Burkina Faso : Des journalistes s’engagent pour la transformation de l’éducation

Le Réseau des journalistes et communicateurs en éducation, eau, genre et développement (REJCEED) a organisé un panel le jeudi 8 décembre 2022 à Ouagadougou, au profit des journalistes, communicateurs, enseignants et membres de structures éducatives (ONG, Associations). Ce panel basé sur la « transformation de l’éducation au Burkina Faso », a pour objectif d’échanger sur la crise de l’éducation dans le pays.

Les échanges au cours de ce panel ont été axés sur le nouveau contrat social pour l’éducation au Burkina, l’état d’avancement de l’ODD4 (Objectifs de développement durable qui prône l’accès à une éducation de qualité, ndlr), la façon de lier apprentissage, compétences et emploi pour un développement durable et les stratégies pour un meilleur financement de l’éducation au Burkina Faso.

Pour Tanga Ouédraogo, représentant la Directrice Générale de l’accès à l’éducation formelle, le gouvernement et ses partenaires se battent pour l’atteinte de l’ODD4. « Selon le rapport du 5 décembre 2022 du ministère (en charge de l’éducation), environ 315 établissements ont été délocalisés et 275 établissements rouverts » a-t-il souligné.

Malgré les efforts, des difficultés demeurent, poursuit-il. Seulement 30% du budget de l’Etat est consacré à l’éducation. Cela induit d’énormes difficultés dont le manque de ressources pour la construction des établissements d’enseignement technique.

Accroitre l’accès à une offre d’éducation diversifiée adaptée

Pour Issoufou Komou, spécialiste en éducation à OXFAM, le Burkina Faso a pris plusieurs résolutions en vue d’une transformation structurelle de l’éducation. Ces résolutions visent à assurer à tous «  une éducation inclusive, équitable et de qualité en mettant l’accent sur l’enfant, son parcours éducatif, axés sur une éducation de base obligatoire et gratuite », a indiqué Issoufou Komou.

Il s’agit aussi, selon toujours le spécialiste en éducation, de « renforcer la résilience de l’école face à la situation d’urgence et de crise en se fondant sur des outils nouveaux et innovants ». Il s’agit aussi d’accroître l’accès à une offre d’éducation diversifiée adaptée pour tous et toutes avec un accent particulier sur les enfants vulnérables notamment les élèves déplacés internes, les réfugiés, et les enfants en situation d’handicap, a-t-il expliqué.

Partant, pour Issoufou Komou, les échanges lors de ce panel ont permis de faire la cartographie des difficultés et défis de l’éducation au Burkina Faso, dont le financement. « Pour les questions de financement, nous allons veiller pour que les plaidoyers pour les financements accrus à l’éducation puissent être pris en compte au niveau national et international et même au niveau local. Et nous pensons que le RJCEED est un  formidable canal de plaidoyer pour donner un début de solution aux difficultés qui inondent le système éducatif » a-t-il rassuré.

« Le RJCEED est un formidable canal de plaidoyer », selon Issoufou Komou – © Faso7

Quant à Zougouri Kosso, coordonnateur du Réseau des journalistes et communicateurs en éducation, eau, genre et développement, l’éducation dans le monde entier est en crise mais la situation au Burkina est plus grave au regard de l’insécurité.

« Des milliers d’écoles ont été fermées donc le réseau s’est penché sur cette situation pour donner l’information juste et correcte et également s’informer lui-même pour pouvoir traiter les questions de l’éducation de façon correcte » a-t-il souligné.

Eliane Agnès YANOGO (Stagiaire)

Faso7

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