Mutilations génitales féminines : L’UNFPA lance la campagne « ni acteur, ni complice. Stop aux MGF maintenant ! »

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a lancé ce samedi 3 décembre 2022, la campagne d’engagement des jeunes contre les mutilations génitales féminines « ni acteur, ni complice. Stop aux MGF maintenant ! », à Ouagadougou. Cette campagne a pour objectif d’engager les jeunes dans les actions de prévention et de dénonciation des cas de mutilations génitales féminines au Burkina Faso. 

Les mutilations génitales féminines (MGF) constituent un problème sociétal majeur et pose la problématique du respect des droits humains. En effet, le Burkina Faso fait partie de 29 pays africains où les femmes et les jeunes filles subissent encore l’excision.

La prévalence de l’excision est passée de 75,8% des femmes âgées de 15 à 49 ans en 2010 selon l’EDS à 67,5% en 2015 selon l’Enquete multinationale continue. Pour les enfants de 0 à 14 ans en 2010, la prévalence est passée de 13,3% selon l’EDS/MICS à 11,3% en 2015. C’est pourquoi l’UNFPA dans son programme conjoint pour l’élimination des MJF a lancé ce samedi 3 décembre 2022, la campagne « ni acteur, ni complice. Stop aux MGF maintenant! », afin d’engager les jeunes dans les actions de prévention et de dénonciation des cas des MGF au Burkina Faso.

Il y a toujours des poches de résistance…

Selon Edith Ouédraogo, chargée de programme genre culture et droits humains au Fond des Nations Unies pour la Population, cette campagne s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme pour interpeller et rappeler que les violences faites aux filles aux femmes sont des violations des droits humains.

« Les MGF sont une pratique néfaste qui a la peau dure. Des actions sont menées au niveau mondial, au niveau du Burkina. Il y a des avancées mais, il y a toujours des poches de résistance donc nous avons pensé qu’il était nécessaire d’impliquer les jeunes, amplifier les messages et faire en sorte qu’ils soient entendus pour un changement durable », a-t-elle expliqué.

Selon Edith Ouédraogo, chargée de programme genre culture et droits humains au Fond des Nations Unies pour la Population, les MGF sont une pratique qui a la peau dure. -©Faso7

Les jeunes sont la cheville ouvrière dans la lutte contre les MGF et cette campagne est une occasion pour réaffirmer leur engagement, de l’avis de Paulin Ouédraogo, coordonnateur du réseau burkinabè des jeunes pour la promotion de l’élimination des MGF.

« Les jeunes sont engagés depuis 2020. Il y a des acquis qu’on a engrangés, mais cette tribune nous invite à revoir, à maximiser sur la sensibilisation, la communication par paire, mais aussi la veille pour qu’ensemble, on puisse atteindre les objectifs escomptés », a-t-il affirmé. 

Paulin Ouédraogo a ajouté que dans le cadre des sensibilisations, les jeunes rencontrent des personnes qui sont réticentes, mais leur travail consiste à déconstruire les idées préconçues qu’ils avaient des MGF.

Paulin Ouédraogo, coordonnateur du réseau burkinabè des jeunes pour la promotion de l’élimination des MGF, les jeunes sont engagés depuis 2020 contre les MGF. -©Faso7

Des sensibilisation par paire, des cinés débats à travers des projections de films, sont entre autres les activités menées par les jeunes.

En rappel, la campagne « ni acteur, ni complice. Stop aux MGF maintenant » s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VGB) débutés le 25 novembre et qui s’étendent jusqu’au 10 décembre 2022. Cette campagne est organisée au profit des jeunes des 13 régions du Burkina Faso.

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