Burkina Faso : La société civile se remobilise pour la mise en œuvre de l’ITIE

Les représentants de la société civile du Comité de pilotage de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), en collaboration avec le Secrétariat Permanent de l’ITIE, ont tenu du 29 novembre au 1er décembre 2022 à Ziniaré (région du Plateau central) un atelier sur la participation de la société civile au processus de mise en œuvre de l’ITIE au Burkina Faso.

La place de la société civile dans la mise en œuvre de l’ITIE dans tout pays est « très importante ». Elle « s’apparente comme le surveillant du processus de mise en œuvre de l’ITIE pour s’assurer que les choses se déroulement normalement », a fait savoir Jonas Hien, Président de l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE) et membre Comité de pilotage de l’ITIE.

Par cet atelier de 72 heures, il s’agissait pour les organisateurs d’offrir un cadre de dialogue entre les Organisations de la société civile sur la mise en œuvre de l’ITIE, et de rendre compte de la participation de la société civile au Comité de pilotage de l’ITIE et à la mise en œuvre de l’ITIE.

Il s’agissait également de réfléchir sur la consolidation de la participation de la société civile à la mise en œuvre de l’ITIE. Et selon Jonas Hien, la société civile joue « très bien son rôle ». « L’un des indicateurs le plus important, est-ce que la société civile elle-même est libre en termes de participation dans ce processus ? Au Burkina Faso, la réponse est oui », a tranché Jonas Hien.

Pour lui, la société civile est « libre de mener ses activités qui concourent à la promotion de la transparence dans le secteur minier au Burkina Faso ». A écouter le membre Comité de pilotage de l’ITIE, le contexte socio-politique au Burkina « n’a pas impacté la participation de la société civile, ni de l’Etat, ni des entreprises ».

L’atelier a regroupé une trentaine de personnes, membres de la Société civile – © Faso7

A noter que cet atelier a connu la participation d’une trentaine de personnes venant d’Organisations de la société civile dont l’Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF), l’Association des journalistes du Burkina (AJB), le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), ORCADE, le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), le réseau Publiez ce que vous payez (PCQVP), l’Association des femmes du secteur miniers (AFEMIB).

A la fin de cet atelier, les participants produiront un document « qui indiquera que malgré la situation socio-politique, le processus de l’ITIE se déroule normalement », selon Jonas Hien. Cette note d’information évoquera ainsi la libre participation de la société civile à la mise en œuvre de l’ITIE dans le contexte de Transition politique au Burkina Faso.

Faso7

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