Histoire et Archéologie : Des Enseignants-chercheurs réfléchissent sur « Le Burkina Faso en Afrique et dans le monde »

Les enseignants-chercheurs du département d’Histoire et Archéologie de l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJZK) organisent un colloque international en partenariat avec Endeavour Mining, les 23, 24 et 25 novembre 2022. Cette rencontre porte sur le thème, « Le Burkina Faso en Afrique et dans le monde ».

À l’ouverture du colloque, le Pr Willy Bantenga, président du comité d’organisation a fait savoir que ce sont au total 98 communications et une conférence inaugurale qui ont été enregistrées pour ces 3 jours d’activité, avec la participation de spécialistes venus du Canada, de la France, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Togo, du Mali et du Burkina Faso.

« Il faut dire que nous les historiens sommes interpellés. Le Burkina Faso est composé de différents groupes qui veulent vivre ensemble dans cet espace. (…) Le Burkina Faso ne peut peser dans la complexité et la sophistication des rapports mondiaux que si son intérieur politique, économique, social, culturel et environnemental est robuste », a-t-il expliqué.

Le président du comité d’organisation du colloque a ajouté qu’à la fin des 3 jours d’échanges, les textes seront rassemblés pour l’ instruction et la publication des actes du colloque.

« Nous prendrons à nouveau notre bâton de pèlerin pour rechercher les financements en vue de réussir cette dernière phase. Nous serons fiers de faire paraître un ouvrage en plusieurs tomes qui aura autour de 1500 pages », a-t-il déclaré.

Bon ménage entre Mines et histoire…

Ce colloque est placé sous le patronage de Adjima Thiombiano, ministre en charge de l’Enseignement Supérieur. Il a été représenté à l’ouverture de l’activité par son chargé de mission, Yacouba Ouédraogo. Le patron de l’évènement a fait transmettre que ce colloque est une tribune propice pour une rétrospective sur l’histoire du Burkina Faso afin d’y révéler les soubassements du « recul diplomatique » et les ferments pour un meilleur rayonnement sur la scène sous régionale et internationale.

« La construction de l’avenir passe par la rationalisation de notre rapport au passé. On peut même ajouter que celle-ci détermine tout autant la gestion du présent », a cité le représentant du ministre.

Pour le parrainage de l’activité, c’est Adama Soro, Directeur pays d’Endeavour Mining pour le Burkina Faso, qui a été distingué. Il s’est fait représenter par Seka Ki, chargé de mission d’Endeavour Mining. Au nom de son représenté, Seka Ki a déclaré que Mines et histoire font bon ménage parce qu’elles ont recours bien souvent au même matériau, à savoir les entrailles de la terre.

Encourager l’approfondissement des connaissances historiques

Il a illustré ce lien en disant que grâce aux historiens et archéologues, l’on sait que les mines font partie de la très longue histoire des Africains en général et des Burkinabè en particulier.

« Au regard de cette évidente complémentarité, il paraît tout à fait important d’encourager et de soutenir les initiatives portant sur l’approfondissement des connaissances historiques de notre pays », a fait transmettre Adama Soro.

Rappelons que ce colloque se déroule au sein de la salle « Programme socio-économique d’urgence de la Transition de 2015 (PSUT 2015) » de l’Université Joseph Ki-Zerbo.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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