Burkina Faso : Il échappe de peu à un lynchage en pleine circulation à Ouagadougou

Ceci est un message envoyé par un citoyen à la rédaction de Faso7 pour expliquer une mésaventure qui lui est arrivée ce 29 septembre 2022 à Ouagadougou. Il affirme avoir failli être lynché après que des individus ont crié « au voleur » en pleine circulation. Pour des raisons personnelles, l’intéressé a voulu garder l’anonymat.

Je viens par ces mots vous partager ma triste mésaventure en ce jour 29 septembre 2022 qui, sans la main Divine,  l’assistance des policiers postés au rond-point  du 2-Octobre et celle d’un gendarme de la brigade à proximité de ladite position, mon corps aurait été livré au châtiment de la vindicte populaire.

Dans l’espoir que mon vécu  puisse servir et enseigner, je vous le relate.

A cause de soucis mécaniques, je me rends au service avec la moto de Madame. Comme tous les matins, je prends en ce jour la route de mon service, la routine habituelle.

Aux encablures de la gare STAF de Larlé, deux individus m’interpellent et me prient de marquer l’arrêt pour je ne sais quelle raison et de manière insistante. Chose que je refuse de façon polie et le doute dans le cœur.

« Au voleur ! »

Ils deviennent alors de plus en plus insistants et agressifs jusqu’à ce que je me rende compte que je suis pourchassé.

Arrivé au feu du lycée Marien NGouabi, les mêmes individus lancent vers moi un « Au voleur ! ».

Reconnaissant mes poursuivants et pris de peur, mon premier réflexe a été de  forcer la circulation et  trouver refuge auprès de l’agent de police en faction. Et comme il est de leur coutume, nos populations abonnées au lynchage ont très vite pris les lieux d’assaut.

Ayant bénéficié de la protection d’un gendarme également sur place, mes détracteurs exposent leurs faits.

L’un d’eux  soutient qu’après avoir déclaré la perte de son engin de marque Scooter, il dit avoir reconnu l’immatriculation de son engin volé. D’où cette poursuite sur ma personne. Il me reproche que j’aurai dû m’arrêter à sa première interpellation.

Après vérification des identités, l’individu en question dit s’être trompé. (…)

Mes questions sont multiples. La peur au ventre, les frissons me parcourent au simple fait de penser au châtiment qui m’attendait si je n’avais pas pu atteindre la protection de ces FDS ».

Anonyme

NDLR : L’intéressé indique que l’affaire a été confiée à un commissariat de police de la place et que l’un des deux individus a été placé en garde à vue. Les déclarations de son « accusateur » sur le vol de son engin ont été vérifiées et confirmées vraies. 

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