Insécurité au Burkina Faso : «La situation n’est guère meilleure depuis le coup d’Etat du 24 janvier », selon Crisis Group

« Sur le terrain, la situation n’est guère meilleure depuis le coup d’Etat du 24 janvier. Les violences jihadistes, qu’il s’agisse d’attaques contre les civils et les forces armées ou de destruction d’infrastructures, se poursuivent à un rythme quotidien ». C’est ce qui ressort d’une analyse de l’ONG Crisis Group sur la situation sécuritaire au Burkina Faso, publiée le 14 septembre 2022.

Dans son analyse, l’ONG Crisis Group insiste sur le fait que les groupes armés qui opèrent sur le sol burkinabè gagnent du terrain. Ces groupes « ont bel et bien continué leur expansion territoriale depuis le début de l’année ».

Selon l’ONG, des zones jusqu’alors épargnées par l’insécurité sont aujourd’hui exposées à une forte pression des deux principaux groupes armés actifs dans le pays, le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) et l’Etat islamique au Sahel (EI-Sahel). « Leurs actions touchent désormais dix des treize régions du Burkina », précise Crisis Group.

Et, lit-on toujours dans l’analyse de l’ONG internationale, depuis quelques mois, « le JNIM cherche à perturber, voire à empêcher, l’approvisionnement sur les axes principaux menant à Ouagadougou ». Les récents sabotages de ponts au Sahel et à l’Est ont été pris en exemples.

Mais d’un côté, l’ONG Crisis Group note des aspects positifs au sein de la réorganisation des Forces armées nationales depuis l’arrivée au pouvoir du groupe dirigé par Sandaogo Damiba. L’armée burkinabè « est devenue plus mobile et intervient davantage ».

« Les autorités ont également instauré des zones d’intérêt militaires, où la présence humaine est interdite, dans les secteurs frontaliers du Sahel et de l’Est afin d’y empêcher la circulation des jihadistes. La fin de la saison des pluies dans les prochains mois pourrait y permettre la conduite d’opérations d’envergure. Celles-ci risquent toutefois de s’accompagner de pertes civiles importantes parmi les populations qui n’ont pas quitté ces zones », explique l’ONG.

L’International Crisis Group, aussi connu sous le nom de Crisis Group, est une ONG internationale à but non lucratif créée en 1995, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers grâce à un travail de recherche sur le terrain, des analyses et des recommandations indépendantes.

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