Burkina Faso : Le Mouvement Kan Jamm Kombi prône le retour de la paix

L’Association les chantres de la paix (ACP), à travers le Mouvement Peace voice rebaptisé Mouvement Kan Jamm Kombi, a prôné la paix au Burkina Faso à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la paix. Des enfants burkinabè ont ainsi passé des messages, ce mercredi 21 septembre 2022.

Regroupés ce mercredi 21 septembre 2022 au Collège de la Salle à Ouagadougou, une trentaine d’enfants ont lancé des messages pour le retour de la paix au Burkina Faso.

« La paix de mon pays commence par moi ». « Burkinabè, je suis le problème, je suis la solution au problème ». « A tous nos frères qui ont pris les armes contre notre pays le Burkina Faso, déposez vos armes et revenez en famille, parmi nous ». Ce sont, entre autres, les messages véhiculés par le Mouvement Kan Jamm Kombi.

Euphrasie Kafando, membre du Mouvement, a invité ses « frères » qui ont pris les armes contre le Burkina Faso, de revenir à la table du dialogue. « Nous, en tant qu’enfant, nous demandons aux terroristes qui n’ont pas encore déposé les armes de le faire pour que les enfants des déplacés internes retournent à l’école », a-t-elle fait savoir.

A quoi sert de faire des enfants si on ne peut pas les protéger ? 

Selon Ghislain Yaméogo, Président de l’Association les chantres de la paix, il est très important de vivre en paix au regard de la situation que traverse le pays. Pour lui, que toute personne qui s’intéresse à la question de la paix accompagne l’initiative des enfants.

« Quand les enfants ressentent quelque chose, tout le monde doit le ressentir. Les enfants, actuellement, ressentent une douleur profonde. Ils veulent vivre dans un environnement de paix. Donc, nous voulons que tout le monde soutienne l’action des enfants à travers le Mouvement Kan Jamm Kombi », a-t-il déclaré.

Le chef coutumier Rasmane Nikiema, Guère Samande Naaba, était présent à cette activité. Il a invité au retour de la paix et a encouragé les enfants à poursuivre cette action.

« Si nos enfants sont heureux, si nos enfants sont éduqués dans l’amour, la vérité, le travail, vous verrez qu’on aura l’avenir. Sans nos enfants, il n’y a pas d’avenir. A quoi sert de faire des enfants si on ne peut pas les protéger ? », a déploré le chef coutumier qui a ajouté que « sans la paix, il n’y a pas de développement et sans la paix rien ne va ».

Melika ZAMTAKO
Faso7 (Stagiaire)

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