Forum national des défenseurs des droits humains : Des réflexions sur l’opérationnalisation d’un mécanisme national à Ouagadougou

La deuxième édition du forum national des défenseurs des droits humain se tient à partir de ce 13 septembre 2022 pour 72 heures à Ouagadougou sous le thème, « Opérationnalisation du mécanisme national de protection des défenseurs des droits humains dans un contexte de crise sécuritaire ».

L’organisation de ce forum fait suite aux recommandations issues d’un premier forum tenu en janvier 2020. Il sera question pour les participants de mener des réflexions sur la stratégie de mise en œuvre effective du mécanisme national de protection des défenseurs des droits humains en vue de son opérationnalisation, selon le Président de la Commission nationale des droits humains (CNDH), Kalifa Namoano.

« De façon pratique, il s’agira au cours de ce forum d’échanger sur la situation des défenseurs des droits humains depuis le forum de 2020 à nos jours ; de présenter l’architecture du mécanisme national de protection des défenseurs des droits humains ; de présenter le dispositif de l’alerte précoce, d’identifier les activités pertinentes susceptibles d’être menées par le mécanisme national de protection des défenseurs des droits humain et de formuler des recommandations pour une meilleure protection des droits humains au Burkina Faso », a-t-il détaillé.

« Le contexte sécuritaire expose davantage les défenseurs des droits humains »

Notons que c’est Aboubacar Toguyeni, Président de l’Assemblée Législative de Transition (ALT), qui a présidé l’ouverture de ce forum. Dans son discours il a rappelé que les défenseurs des droits humains font face à des difficultés dans l’exercice de leur mission, notamment dans la crise sécuritaire que connaît le Burkina Faso, faisant qu’une attention particulière doit leur être apportée en termes de sécurité.

Aboubacar Toguyeni (au centre) – ©Faso7

« Le contexte sécuritaire expose davantage les défenseurs des droits humains et certains sont victimes de menaces, d’intimidation, d’arrestations arbitraires d’atteinte à l’intégrité physique, voire au droit à la vie dans leur travail », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, Aboubacar Toguyeni a invité les défenseurs des droits humains au Burkina Faso à agir dans le cadre de la loi n°039-2017/AN du 27 juin 2017, portant protection des défenseurs des droits humains au Burkina Faso.

« Il s’agit notamment pour eux de mener leurs activités dans le respect des lois et règlements, d’éviter toute forme de discrimination dans la défense et la promotion des droits humains, de mener des actions pacifiques et non violentes conformément aux textes régissant les manifestations publiques au Burkina Faso, de s’assurer de la crédibilité des informations avant d’entreprendre des actions de défense, d’assumer la responsabilité de la division des allégations de violation des droits humains qu’ils entreprennent », a-t-il expliqué.

Concernant l’opérationnalisation du mécanisme de protection des défenseurs des droits humain, le Président de l’ALT a assuré les participants que son institution examinera avec la plus grande attention les conclusions de ce forum.

Des institutions internationales au rendez-vous

Elsie Chounoune, représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et Zeinab Diaby, représentante résident du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, étaient présentes à l’ouverture de cette activité. Elles ont toutes les deux salué l’initiative des échanges autour de l’opérationnalisation du mécanisme national de protection des droits des défenseurs des droits humains.

Elsie Chounoune – ©Faso7

« Il me plaît ici de saluer tous les acteurs et tous les efforts qui ont été consentis pour faire de ce mécanisme une réalité. Mais cela n’est qu’une étape, car les attentes sont énormes au regard de la situation que traverse le pays », a déclaré Elsie Chounoune.

Les pays invités d’honneur à cette rencontre sont le Mali et la Côte d’Ivoire. Le Mali est représenté par Mamadou Tiero, commissaire représentant la CNDH de son pays et la Côte d’Ivoire par Namisata Sangaré, Présidente de la CNDH ivoirienne.

Josué TIENDREBEOGO, Melika ZAMTAKO ( stagiaire)

Faso7

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