Zone Sikasso-Khorogo-Bobo-Dioulasso : Les acquis du PRADEU reconnus et salués

Après avoir été mis en œuvre pendant 2 ans, de 2020 à 2021, le Programme régional d’appui à la décentralisation dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (PRADEU) est officiellement arrivé à son terme. C’était ce 26 août 2022 à Ouagadougou, à l’issue d’une rencontre tenue par les membres de son comité de pilotage.

À l’ouverture de cette rencontre, Alexis Coffi Aquereburu, président du Conseil des collectivités territoriales de l’espace UEMOA (CCT-UEMOA) a annoncé qu’il sera question pour les participants de passer en revue les activités menées dans le cadre du programme. Notons que le PRADEU a été mis en œuvre principalement dans l’espace transfrontalier de Sikasso, Korhogo et Bobo-Dioulasso (SKBO).

Alexis Coffi Aquereburu © Faso7

D’après les explications du président des CCT-UEMOA, ce programme a contribué à l’amélioration de l’accès à l’eau potable à travers la réalisation de 28 forages dans les zones rurales où la demande était très fortement exprimée, à la réalisation d’activités de renforcement des capacités à la maîtrise d’ouvrage locale, à l’appui de la mobilisation des ressources de financement par les collectivités territoriales et à la mise en place d’un dispositif de micro-projets au profit de femmes et de jeunes. « La mise en œuvre du PRADEU durant deux ans a permis d’engranger des acquis qui méritent d’être reconnus et unanimement salués », a conclu Alexis Coffi Aquereburu.

Le PRADEU, une belle opportunité

Au cours de cette rencontre, c’est Alassane Ouattara, maire de Niellé en Côte d’Ivoire, qui a représenté Siama Bamba, le président de l’Union transfrontalière des collectivités territoriales de l’Espace Sikasso, Korhogo, Bobo-Dioulasso (UTCTE-SKBO). Le représentant a adressé ses remerciements à l’ensemble des partenaires du PRADEU au nom de son représenté, tout en promettant que les populations qui ont bénéficié du programme feront un bon usage des acquis engrangés.

Alassane Ouattara © Faso7

« En tant qu’acteurs de la décentralisation sinon responsables des collectivités, on est confrontés régulièrement à des difficultés et on est limités en termes de ressources. Nos états font beaucoup de choses, mais les besoins sont tellement immenses qu’on n’arrive pas à les résoudre avec les moyens que nous avons. Mais c’était une opportunité pour nous d’avoir des structures avec nous pour nous accompagner », a-t-il témoigné.

Un deuxième PRADEU en réflexion

Notons que le PRADEU a coûté 655 millions F CFA avec un accompagnement financier de la coopération française à hauteur de 504 millions FCFA. Ce partenaire financier a été représenté par Houssine Dahmane, Conseiller régional de coopération pour l’Afrique de l’Ouest basé à l’ambassade de France au Burkina Faso. Celui-ci a jugé que cette rencontre de clôture est un moment clé pour toutes les parties prenantes du PRADEU. « C’est un moment important en termes de redevabilité vis-à-vis de nos responsables mais surtout vis-à-vis de la population, des citoyens qui sont censés recevoir ces services publics », a-t-il expliqué.

Houssine Dahmane ©Faso7

Le PRADEU est à sa fin, mais en perspective, les membres des CCT-UEMOA et de l’UTCTE-SKBO comptent approcher de nouveau la coopération française en vue de la mise en œuvre d’un deuxième PRADEU afin de toucher davantage de localités au sein de la zone UEMOA. Pour intervenir sur ce point, Houssine Dahmane dira : « On a convaincu un certain nombre d’autres PTF (partenaires techniques et financiers, ndlr) pour la suite et je sais qu’il y a des projets qui sont en train d’être définis ».

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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