Burkina Faso : Le Président Damiba opère des réaménagements au sein de l’armée

Le président burkinabè Sandaogo Damiba, à travers quatre décrets, a opéré des réaménagements au sein de l’armée burkinabè. 

Trois décrets datent du 12 août 2022. Le premier donne un commandant aux VDP (Volontaires pour la défense de la patrie). Regroupés désormais au sein de la Brigade de Veille et de Défense Patriotique (BVDP), les supplétifs de l’armée sont placés sous le commandement du Colonel Zoungrana Boukaré, nommé ce 12 août 2022.

Le deuxième décret dissout le Groupement central des armées (GCA) basé à Ouagadougou, notamment au camp Guillaume Ouédraogo. Ses composantes sont réparties en deux groupes. Le premier (composé des Bataillons Santé, Justice Militaire, Intendance et de Commandement et de soutien, le Prytanée militaire du Kadiogo et le Centre des Opérations de soutien à la paix) est rattaché à l’état-major général des armées.

Le second groupe est mis à la disposition (temporairement) de l’Armée de terre et ses constituantes ont été redéployées, selon le troisième décret signé par le Chef de l’Etat. C’est ainsi que le Bataillon du Train rejoint le Ganzourgou, le Bataillon des transmissions stratégiques des armées stationnera dans la province du Bazèga et le Bataillon du Génie militaire sera dans le Boulkiemdé.

A noter que dans ce texte, le 10e Régiment de Commandement d’appui et de soutien, auparavant basé à Kaya, est délocalisé dans le Bam. Les différentes formations militaires ont jusqu’au 15 octobre 2022 pour prendre leurs nouveaux quartiers.

Voici le 26e RIC !

Le quatrième décret, daté du 18 août 2022, institue le 26e Régiment d’infanterie commando (26e RIC). Il est placé sous le commandement de  l’Armée de terre et stationnera à Boromo.

Cette réorganisation, selon des sources proches de l’armée, a pour objet d’établir un meilleur maillage du territoire national, de tenir certaines localités clé mais aussi de «  se rapprocher davantage des populations ».

Le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes depuis 2016, ayant occasionné près de 2 millions de déplacés internes et de nombreux morts tant au sein des populations que des forces armées nationales. Plus de la moitié du territoire est prise en tenaille par les groupes armés terroristes.

Faso7

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