Burkina Faso : L’État déloque 400 millions de F CFA pour 112 entreprises de presse

La ministre en charge de la communication Valérie Kaboré a présidé ce jeudi 18 août 2022 la cérémonie de remise de chèque de la subvention de l’État à la presse privée. Une occasion pour le Fond d’Appui à la Presse Privée (FAPP) de tenir une session de formation à l’endroit des acteurs de la presse privée.

Plus de 400 millions de Francs CFA, c’est le montant que les entreprises de presse privée ont bénéficié de la part du Fond d’Appui à la Presse Privée (FAPP) pour l’exercice 2022. De manière plus détaillée, la presse audiovisuelle avec 71 bénéficiaires empoche plus de 61% de la somme, soit environ 232,380 millions de Francs CFA. La presse écrite avec 16 bénéficiaires encaisse 64 millions de Francs CFA.

La presse en ligne avec 25 bénéficiaires repart avec 83,600 millions de Francs CFA. Le nombre de dossiers reçus était de 128. Au final, ce sont 112 dossiers que la commission de répartition de la subvention a retenus. Revenant sur la subvention, la ministre en charge de la communication Valérie Kaboré a indiqué qu’il s’est agi d’apporter un soutien à la presse privée « au regard du rôle social qu’elle joue ».

« L’information est un devoir, et même une obligation pour l’État. Et comme l’État ne peux pas aller partout, il encourage la presse privée à l’accompagner (…) depuis 2017, le cumul fait deux milliards quatre cents millions de Francs CFA, ce qui n’est pas peu au regard des priorités du pays » a-t-elle laissé entendre.

Il faut noter que cette cérémonie a été précédée d’une période d’étude par la commission de répartition de la subvention. Pour le directeur général du FAPP, Ag Ibrahim Mohamed, des éléments sont à corriger pour répondre aux normes demandées. « Les entreprises de presse privée n’arrivent pas à produire les justificatifs de l’utilisation de la subvention conformément à la réglementation en vigueur. (…) Cela a pour conséquence les retards constatés ces dernières années dans le déblocage de la subvention », a-t-il indiqué.

Pour conclure, le directeur général du FAPP est revenu sur les motifs de rejet de certains dossiers. Il s’agit entre autres de l’absence du personnel certifié par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), l’absence de parution régulière délivrée par le Conseil Supérieur De La Communication (CSC) et la production irrégulière d’articles.

Tertus KABORE (stagiaire)

Faso7

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