Burkina Faso : Le projet «Appui stratégique à la Réforme du Secteur de la Sécurité, phase II» lancé

Le projet « Appui stratégique à la Réforme du Secteur de la Sécurité, phase II » (Projet RSS II) a été lancé ce jeudi 18 août 2022 à Ouagadougou par le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), le Général de Brigade Aimé Barthélemy Simporé au cours d’un atelier. 

Un atelier a été organisé sous l’égide du Secrétariat Général de la Défense Nationale, ce jeudi 18 août 2022 à Ouagadougou. Au cours de cet atelier, le projet « Appui stratégique à la Réforme du Secteur de la Sécurité, phase II » a été lancé par le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), le Général de Brigade Aimé Barthélemy Simporé.

Une signature de documents a eu lieu entre le Burkina Faso et les partenaires financiers

Cet atelier avait pour objectif de présenter, entre autres, le projet RSS, le Plan de Travail Annuel (PTA) 2022, le Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN), et la Politique de Sécurité Nationale et la Stratégie de Sécurité Nationale (SNN). Il s’est agi aussi pour les participants d’échanger sur l’élaboration des TDR de mise en œuvre des activités du projet et de présenter les instances de gouvernance du projet RSS II, ainsi que la planification stratégique et le suivi évaluation.

Selon le ministre de la défense, le contexte actuel montre que beaucoup de choses sont à revoir dans la gouvernance de la sécurité et le PNUD accompagne le gouvernement depuis plusieurs années dans la réforme du secteur de la sécurité.

La première phase sur l’élaboration de ces réformes et de ces référentiels dans le secteur de la sécurité a eu lieu depuis 2016 et la mise en œuvre de la deuxième phase a été ainsi lancée ce jeudi 18 août 2022.

« Dans un contexte aussi difficile que nous vivons, l’élaboration de ces reformes va permettre à notre pays de corriger un certain nombre de dysfonctionnements dans notre gouvernance sécuritaire, d’intégrer les nouveaux paradigmes notamment la sécurité humaine, d’intégrer les exigences des droits de l’Homme, du genre, d’un certain nombre de facteurs qui sont importants aujourd’hui pour construire la paix, la sécurité dans un pays et avoir une stabilité durable », a déclaré le Général de Brigade, Aimé Barthelemy Simporé.

Selon lui, cette phase II commence avec l’atelier de lancement et se poursuivra avec la mise en œuvre de l’élaboration des stratégies sectorielles. Celles-ci accompagneront les trois référentiels déjà élaborés dont la loi sur la sécurité nationale, la politique de sécurité nationale, la stratégie de sécurité nationale et toutes les stratégies élaborées comme la stratégie de lutte contre le terrorisme.

Les nouveaux référentiels consacrent un profond changement de paradigmes par l’intégration du concept de sécurité humaine, selon le ministre de la Défense.

Le projet « Appui stratégique à la Réforme du Secteur de la Sécurité, phase II »  a  un budget de 2 500 000 USD (environ 1 601 250 000 F CFA). Le  Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a apporté un financement à hauteur de 1 693 251 USD (environ 1 084 527 265 F CFA) et l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) a financé à hauteur 804 749 USD (environ 515 441 734 F CFA).

Selon la Coordonnatrice résidente du Système des Nations unies, Barbara Manzi, le lancement de ce projet n’est qu’un maillon du soutien des Nations-Unies au Burkina Faso.

« On est ici au Burkina pour appuyer le Burkina. On est là pour les Burkinabè. Donc, le travail qu’on est en train de faire, c’est un travail de soutien pour s’assurer que la décision qui nait des Burkinabè, femmes et hommes concentre le développement, y compris la sécurité qui est un des facteurs fondamental du développement soit vraiment mise en exergue », a-t-elle déclaré.

Baraba Manzi, Coordonnatrice résidente du Système des Nations unies (micro), a noté que ce projet est un  maillon du soutien des Nations unies au Burkina Faso.

Avec une durée de deux ans, le projet « Appui stratégique à la Réforme du Secteur de la Sécurité, phase II » a plusieurs objectifs dont le renforcement de l’efficacité des Forces de défense et de sécurité dans le respect des droits humains, le renforcement de l’efficacité de la justice criminelle, et le renforcement de la gouvernance interne et externe du secteur de la sécurité.

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