Burkina Faso : Quarante jeunes à former lors de la 2e édition des Universités démocratiques et populaires

Anndal Institute, en partenariat avec l’Institut néerlandais pour la Démocratie multipartite (NIMD) ont lancé ce mardi 16 août 2022, à Ouagadougou, la deuxième édition des Universités démocratiques et populaires/écoles politiques (UDP/EP). Pour cette édition, quarante jeunes venus des treize régions du Burkina Faso vont prendre part à des sessions de formation pendant une semaine.

« Engagement des jeunes dans un contexte de transition politique », c’est sous ce thème que se tient la deuxième édition des Universités démocratiques et populaires/écoles politiques. Ce sont au total 40 jeunes composés de 20 filles et 20 garçons, venus des treize régions du pays qui vont prendre part à à des sessions de formation durant une semaine.

Il s’agit de formations en rapport avec la démocratie, l’histoire de l’engagement politique ainsi qu’un partage d’expériences. « Il s’agit de donner aux bénéficiaires, d’une part, des connaissances relatives à l’engagement dans un cadre démocratique participatif et d’autre part, de leur donner la possibilité d’interagir avec des acteurs ayant un parcours d’une exemplarité dans la vie publique », a indiqué Youssouf Bâ, le Secrétaire exécutif d’Anndal Institute.

Youssouf Bâ, Secrétaire exécutif d’Anndal Institute © Faso7

Par ailleurs, il a ajouté que l’ambition des UDP/EP est de contribuer à fabriquer des citoyens utiles, conscients de l’intérêt de la société. Pour cela, Anndal Institute attend des participants, un partage de connaissances de ce qu’ils vont apprendre, à leurs camarades qui n’ont pas pu en bénéficier.

« L’idée voulue ici, c’est de leur transmettre des valeurs, des outils qui permettent de favoriser un engagement quantitatif.(…) Qu’ils ressortent avec ces connaissances et à travers eux, d’autres jeunes qui n’ont pas pu participer à ces Universités démocratiques et populaires soient touchés par la nécessité de s’engager au profit de la société », a déclaré Youssouf Bâ.

« Tout jeune mal formé va mal servir »

De son côté, Antoine Raogo Sawadogo, président du Laboratoire citoyennetés, et parrain de la cérémonie a souligné que cette rencontre va permettre de former les jeunes dans le domaine de la politique et de la citoyenneté. Il a aussi appelé les partis politiques à s’investir dans la formation politique de leurs jeunes.

Quarante jeunes venus des treize régions du Burkina vont prendre part à des sessions de formation © Faso7

« Au Burkina Faso, aucun parti ne prend ses responsabilités dans ce domaine de formation-là. On recrute les jeunes par des stratégies d’embrigadement. On les recrute soit par de la voie alimentaire ou-bien par les promotions plus ou moins arrangées. (…) Tout jeune mal formé va mal servir », a-t-il laissé entendre.

Pour conclure, Raogo Sawadogo a indiqué que la formation politique et citoyenne qu’il prône doit se faire aussi en dehors des partis politiques. C’est alors dans ce sens qu’il a appelé les aînés à participer à l’encadrement des plus jeunes afin d’aboutir à l’apparition d’une nouvelle génération « consciente, responsable, engagée, vertueuse, citoyenne et militante ».

Lazard KOLA

Faso7

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