Les femmes de l’APAC veulent promouvoir l’accès à l’information de la femme burkinabè

L’Association des Professionnelles Africaines de la Communication section du Burkina Faso (APAC/Burkina Faso) a tenu une rencontre d’échanges et de partages d’expériences entre anciennes et jeunes femmes journalistes et communicatrices. L’« Historique, enjeux et défis d’une organisation professionnelle de femmes dans le secteur des médias et de la communication au Burkina Faso » est le thème animé par Béatrice Damiba, ancienne présidente du Conseil Supérieur de la Communication, ce samedi 6 Août 2022 à Ouagadougou. Selon Mafarma Sanogo, ancienne présidente de l’APAC, cette rencontre permettra aussi de mettre en place un bureau de transition d’une durée de 3 ou 6 mois à l’issue desquels un bureau complet conduira les activités futures de l’Association.

L’Association des Professionnelles Africaines de la Communication section du Burkina Faso (APAC/Burkina Faso) est née suite au souci des femmes professionnelles des médias de faire reconnaître leur statut de femmes journalistes et de favoriser l’entrée de nouvelles femmes dans le métier qui était depuis longtemps dominé par les hommes. Selon Mafarma Sanogo, ancienne présidente de l’APAC/Burkina Faso, cette Association vise, entre autres, à valoriser l’image de la femme dans les médias et à aider à promouvoir le droit à l’information des femmes pour renforcer l’ancrage démocratique au Burkina Faso. « On s’est rendu compte que des ainées ont contribué à mettre en place une Association qui s’appelle APAC, l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication, qui avait pour but d’améliorer l’image de la femme dans les médias, de renforcer même les capacités des femmes dans les médias et d’aider à promouvoir le droit à l’information des femmes pour un pays beaucoup plus démocratique, pour un pays beaucoup plus inclusif », a-t-elle déclaré.

Pour la conférencière Béatrice Damiba, le plus grand enjeu c’est l’existence de l’APAC. A l’en croire, au-delà de cet enjeu s’ajoutent les enjeux de la démocratie liés à la liberté d’expression, de la liberté de la presse pour les professionnels, du droit à l’information pour tous et en particulier des femmes et le droit des Hommes. De même, poursuit-elle, l’APAC doit œuvrer à relever les défis du développement social, culturel, économique, et partant de l’épanouissement de la femme. La conférencière a également fait savoir que les médias peuvent jouer un rôle au niveau du défi sécuritaire actuel au Burkina Faso. « Plus que tout autre défi (…), c’est le défi de la sécurité et la communication doit jouer une grande partition. Sachant que la plume, le micro ou la caméra sont autant d’armes à double tranchant qu’il faut manipuler avec précaution, ces armes peuvent exacerber les tensions, les crises, mettre de l’huile sur le feu comme elles peuvent aussi calmer le jeu, éteindre le feu, apporter du réconfort dans les cœurs, etc. » a-t-elle soutenu.

Elle a demandé aux femmes de média en activité d’aider les autres femmes à sortir de l’ignorance. « Nous devons travailler à promouvoir l’accès à l’information de toutes les femmes globalement considérées. Parce qu’on le sait, les femmes sont sous informées, en tout cas moins bien informées que les hommes même si les hommes eux-mêmes ne sont pas toujours bien informés. Les femmes le sont moins bien encore. Elles sont sous informées. Elles sont même parfois carrément dans l’ignorance et on a tendance à en abuser notamment sur le plan juridique. Le code des personnes et de la famille par exemple. On n’applique pas. (…) Les femmes ne connaissent donc pas leurs droits. Les droits civils, les droits politiques, les droits juridiques et l’APAC qui est constituée de communicatrices, de journalistes doit travailler donc à les éclairer » a-t-elle indiqué.

Il faut noter que l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication section du Burkina Faso (APAC/Burkina Faso) a vu le jour en 1985.

Elisé S. SOME (Correspondance particulière)

Faso7

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