Enseignement Supérieur : Rasmané Daniel Sawadogo a son Master en poche

Rasmané Daniel Sawadogo, a soutenu son mémoire de fin de formation en Master Option Gouvernance Politique : Médiation, Conflit, Culture et Paix, au siège du Swiss Umef University Burkina Faso ce 30 juillet 2022.

La soutenance de l’étudiant Rasmané Daniel Sawadogo a porté sur le thème : « La médiation privée dans la résolution privée des conflits miniers au Burkina Faso : Cas des conflits de la société minière Bissa Gold dans les communes de Mané et de Sabcé », avec pour objectif, entre autres, de savoir si la médiation privée est susceptible de venir à bout des conflits miniers au Burkina Faso.

L’impétrant a expliqué ses choix de recherche par le fait de la multiplication des conflits opposant les sociétés minières aux populations de la plupart des communes où sont installées les sociétés minières au Burkina Faso. « Ces conflits miniers surviennent entre entreprises minières et propriétaires terriens ou les orpailleurs. Cependant, cette résolution de ces conflits par le recours à la justice étatique n’est pas toujours efficace d’où une nécessité de recourir à des modes alternatifs de résolution des conflits parmi lesquels nous avons estimé la médiation privée », a-t-il déclaré.

Au cours de sa présentation, Rasmané Daniel Sawadogo a indiqué que la médiation privée apparaît comme un mode alternatif et prometteur de résolution des conflits miniers au Burkina Faso en général et dans les communes de Sabcé et Mané en particulier.

La note de 17 sur 20 accordée

Notons que le jury de cette soutenance a été présidé par le Professeur Abdoul Karim Saïdou avec le Maître de Conférences Vincent Zakané comme Directeur de mémoire et le Docteur Pousby Sawadogo en tant que rapporteur. A la question du président du jury de savoir si la médiation privée peut participer au processus de réconciliation nationale, l’étudiant a répondu par l’affirmative, prenant pour preuve, les fora initiés par le ministère en charge de la Réconciliation nationale, qui selon lui, font partie des composantes de la médiation privée.

En termes de recommandations, le rapporteur a, entre autres, conseillé à l’étudiant de penser à travailler sur les limites de ses recherches et à en dégager aussi des perspectives en cas de production de thèse de doctorat.

Pour délibérer, le jury a donné la note de 17 sur 20 au soutenant. Abdoul Karim Saïdou a jugé que le travail soumis par l’étudiant a été très bien apprécié par le jury, en particulier à cause de l’originalité de son sujet. Pour lui, ce travail peut alimenter la réflexion sur comment l’on peut se baser sur les traditions autochtones de gestion de conflits pour avoir une société beaucoup plus apaisée, surtout dans le contexte de réconciliation nationale.

« Dans nos sociétés, il y a des mécanismes de prévention et de gestion des conflits qui sont extrêmement efficaces mais qu’on a tendance à négliger en s’appuyant outre mesure sur le mécanisme juridictionnel », a-t-il fait remarquer.

SWISS UMEF University of Burina Faso, une université suisse au « Pays des Hommes intègres »

Notons que le président de la Convention Nationale pour le Progrès (CNP) est le premier de la première cuvée d’étudiants en fin de cycle de Master à soutenir au Swiss Umef University Burkina Faso. Pour cela,  le Professeur Abdoulaye Ouédraogo, recteur de l’établissement, a indiqué que c’est Rasmané Daniel Sawadogo qui va donner l’envie aux autres d’emboiter le pas.

« Nous sommes restés dans les limites requises par les textes académiques. C’est ça qui est très important. Parce qu’il ne faut pas prendre des étudiants inscrits au Master, dire qu’ils doivent faire 2 ans, ils soutiennent 4 ans après », a-t-il signalé.

En rappel, SWISS UMEF University of Burina Faso est une délocalisation d’une Université suisse au Burkina Faso, ouverte en 2019. Cette université s’inscrit au niveau national et africain dans le système d’enseignement (LMD) du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) et à l’international dans la tradition universitaire du réseau des universités SWISS UMEF. En seulement deux ans de fonctionnent au « Pays des Hommes intègres », l’Université a été classée deuxième meilleure Université privée du pays. Elle a organisé les soutenances inaugurales des Masters le samedi 30 juillet 2022 et envisage la sortie de sa toute première promotion de diplômés en Licence et en Master en septembre 2022.

L’université bénéficie déjà, à travers son réseau, d’accréditations internationales (ACBE, ASIC, EDUQUA) qui assurent à ses étudiants, une plus grande mobilité à l’international.

Constamment en quête d’excellence, l’université a signé plusieurs accords de partenariat pour mieux se hisser au rang des meilleures universités au plan national et international.

Swiss UMEF University of Burkina, en plus des offres de formations en droit, sciences politique, sciences économique et de gestion, logistique, marketing et communication, s’est dotée pour cette rentrée académique 2022-2023, d’un cycle d’ingénieur adapté au marché burkinabè et international.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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