Burkina Faso : L’UAS dit craindre une remise en cause des intérêts des travailleurs

Au cours d’une conférence de presse tenue ce 27 juillet 2022, les responsables de l’Unité d’Action Syndicale (UAS) du Burkina Faso se sont prononcés sur la situation des travailleurs burkinabè sous le régime de la transition.

L’Unité d’Action Syndicale au Burkina Faso dit noter des tentatives de remise en cause des acquis des travailleurs et un manque de considération à l’endroit des organisations syndicales, particulièrement la leur. Olivier Guy Ouédraogo a indiqué que le Président du Faso, Sandaogo Damiba, n’a pas tenu ses promesses faites lors de la rencontre avec l’UAS le 27 janvier n 2022, portants notamment sur la prise en compte des préoccupations des organisations syndicales.
Olivier Guy Ouédraogo a pris pour exemple, l’exclusion dont a été victime l’UAS lors des rencontres sur la fixation des prix des produits de grande consommation.

« À deux reprises, l’UAS a demandé une audience avec le Premier ministre Albert Ouédraogo. La première date du 25 mai 2022 et est relative à l’inflation galopante; la seconde datée du 8 juillet 2022 et porte sur les préoccupations du moment. Ces deux demandes d’audience sont restées sans suite jusqu’à ce jour », a-t-il ajouté.

Sur l’annonce du gouvernement de procéder au remboursement des retenues « illégalement » opérées sur les salaires et traitements des agents publics suite aux grèves de 2016 à 2021, le Président du mois de l’UAS a salué cela tout en précisant que ce n’est que justice.

Il a poursuivi pour annoncer que le gouvernement envisage des mesures qui vont remettre en cause les acquis des travailleurs. « Sont de celles-là, la suspension (déjà effective) du paiement des indemnités aux agents dont les prises de service sont retardées par l’administration, le projet d’harmonisation des primes servies aux travailleurs des Sociétés d’Etat et des Etablissements Publics de Prévoyance Sociale, les velléités de remise en cause des voyages d’étude et des primes de recherche des enseignants chercheurs et des chercheurs, la mise en œuvre des mesures préconisées par la conférence sur la réforme du système de rémunération, etc », a-t-il fait savoir.

Tout en évoquant également la situation d’insécurité que vit le Burkina Faso, les responsables de l’UAS ont interpellé le gouvernement sur ce qu’ils jugent comme l’impérieuse nécessité d’apporter des solutions adéquates aux préoccupations du peuple dont principalement la restauration de l’intégrité du territoire national et la baisse des prix des produits de consommation courante. « Le MPSR doit comprendre qu’il s’agit là de deux attentes fortes des populations qui justifient qu’elles aient tout simplement toléré le putsch du 24 janvier 2022 et rien d’autre », a déclaré Olivier Guy Ouédraogo.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page