Suivi des engagements de la CIPD+25 : « Un bilan satisfaisant » pour le Burkina Faso selon Mahamadou Bokoum

Le suivi des engagements de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD+25) est un aspect important pour la direction générale de l’économie et de la planification. Dans ce cadre, elle a tenu un point de presse ce mardi 26 juillet 2022 à Ouagadougou. Le clou de cette rencontre a été la présentation du rapport 2021 du suivi des 12 engagements adoptés lors du sommet de Nairobi en 2019 sur la CIPD+25.

1 300 engagements regroupés en 12 engagements fondamentaux et en cinq domaines prioritaires, c’est le nombre d’engagements pris par le Burkina Faso à l’instar d’autres pays à Nairobi lors du sommet sur la Conférence Internationale sur la Population et le Développement.

Afin d’assurer un bon suivi de ces engagements, la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) a produit un rapport de suivi. L’objectif de cette démarche est de permettre aux Burkinabè de prendre connaissance du contenu dudit rapport.

Trois ans après la prise de ces engagements, « le bilan peut être considéré comme satisfaisant » selon le directeur général adjoint de l’économie et de la planification, Mahamadou Bokoum, dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.

« Il s’agit de l’adoption d’un décret portant gratuité des soins et services de planification familiale aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes. La gratuité d’accès aux méthodes contraceptives modernes sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il indiqué.

Pour le Directeur des politiques de population (DPP), Gustave Bambara, des résultats tangibles sont disponibles. « En matière de l’espérance de vie, on est allé en 2006 avec 56,7 ans et aujourd’hui, nous sommes autour de 62 ans. La mortalité infantile, on est allé de 2010 à 129 décès d’enfants de moins de cinq ans à 48 pour 1000 », a-t-il dit.

Du côté du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), l’on estime que l’objectif de la rencontre du jour, est de donner les informations nécessaires aux participants. Et ce, afin qu’ils soient des relais. Pour le représentant par intérim de l’UNFPA au Burkina, Cheik Mohamed Tidiane Mbegue, l’apport de tous les bénéficiaires est nécessaire pour l’atteinte des résultats.

« Pour espérer réaliser les engagements nationaux de la CIPD+25, à l’horizon 2030, nous avons absolument besoin de la contribution de tous les bénéficiaires, l’implication des hommes et femmes des médias à travers la création d’un réseau dynamique afin de renforcer vos capacités pour défendre les droits aux soins sexuels et reproductifs dans ce contexte humanitaire et fragile », a-t-il indiqué.

Tenu du 12 au 14 novembre 2019 en Nairobi, le sommet sur la Conférence Internationale sur la Population et le Développement CIPD+25 avait pour objectif de mobiliser la volonté politique et les engagements pour la mise en œuvre intégrale des programmes d’actions CIPD+25. À cette conférence à laquelle le Burkina Faso a participé, il a eu l’aboutissement d’un consensus qui place le bien-être des individus notamment celui des femmes et des enfants au centre de l’agenda mondiale.

Faso7

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